MARIE-XAVIER MARMONT – 1910-2001

Edgar est né le 21 juillet 1910 à Montpellier (Hérault). Il fut baptisé le 9 août suivant. Après les études primaires dans cette ville, on le retrouve en grammaire et humanités au séminaire de Poussan, petit village de l’Hérault : de 1922 à 1928.

Il commence son noviciat à Scy-Chazelles (Moselle) le 28 octobre 1928,et prend le nom de Marie-Xavier. En août 1929, durant son noviciat donc,il rejoint les Essarts pour poursuivre ce temps de réflexion et c’est là qu’il prononcera ses premiers voeux le 29 avril 1930. Il retourne ensuite à Scy- Chazelles pour l’année complémentaire et pour l’obtention du baccalauréat (1930-1931) et il poursuit dans cette maison ses études de philosophie, pendant deux ans.

Le 15 octobre 1933, pour une année, il accomplit son service militaire, avant de rejoindre Lormoy (Essonne) pour quatre années de théologie. Durant cette période, deux dates importantes : profession perpétuelle le 21 novembre 1935 et ordination sacerdotale, par Mgr Pie Neveu, le 6 mars1938. On ne retient pas grand-chose de ces années de formation, sinon que l’on constate (déjà !) une inconstance… « Son principal défaut est l’inconstance » écrit un des ses formateurs… en 1932.

Comme la plupart des jeunes prêtres, on l’envoie faire ses premières armes dans un alumnat. Pour lui : professeur de 6e à l’alumnat du Christ-Roi à Chanac (Lozère). En 1939, il est mobilisé et part pour le Liban. Il reviendra en 1940 à Chanac pour deux ans encore mais comme professeur de 5e. Le collège de Nîmes (Gard) l’attend, pour six ans (1942 à 1948) : professeur de 5e et de 3e.

En 1948, il est accueilli à l’Institut Saint-Louis de Gonzague à Perpignan(Pyrénées-Orientales), comme professeur de 3e et surveillant. Il restera là trois ans, et il sera nommé en 1951, pour une année, à Davézieux (Ardèche). Puis de 1952 à 1954, à la maison des Vocations tardives, à Montéchor (Essonne). En 1954, il part pour Madagascar et occupe le poste de Ampanihy. Il rentrera en 1960, pour Soisy-sur-Seine : il est détaché à l’oeuvre de la Sainte Enfance.

Il ne reste là qu’une année et il est alors nommé économe au noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult (Charente-Maritime) pour trois ans. De là, l’orphelinat du Père Halluin à Arras (Pas-de-Calais), comme sous-prieur, professeur et surveillant (1964-1965). Mais on avait besoin d’un directeur,à la maison des Essarts, qui devenait maison de retraite : on fait appel auPère Marie-Xavier. Il ne restera là que deux ans (1965-1967).

On retrouve le Père Marie-Xavier comme curé de Gault-la-Forêt, dépendant de Montmirail (Marne), pour deux ans. En 1969, il accepte d’assurer l’économat de la maison de retraite de Lormoy (Essonne), jusqu’en 1971. Enfin, il retrouve son « point de départ », Montpellier, comme vicaire à la paroisse des Saints-François, rendant des services en particulier dans les équipes du 3e âge, qu’il suit avec beaucoup de dévouement.

En 1975, âgé de 65 ans, il aspire à une « semi-retraite », mais n’accepte pas les nominations proposées : Nîmes, dans une maison « intermédiaire », craignant de ne pas avoir de travail… et surtout craignant de vivre une vie communautaire. C’est alors qu’il décide, sans l’accord de l’évêque de Montpellier et sans l’accord de ses Supérieurs, de travailler avec un couple dans une Association Fenêtre ouverte à Claret, foyer pour personnes âgéeset foyer de jeunes, à la limite du Gard et de l’Hérault, à Saint-Matthieu-de- Treviers (Hérault).

Il écrit à son Provincial (rares courriers sauf pour demander de l’argent !) : »Je voudrais vous informer de ma situation véritable : je vis pauvrement mais avec difficulté. Quand je suis venu ici, je me suis mis à la disposition des plus pauvres, pas seulement en paroles. Je suis pauvre au milieu des pauvres, et j’en suis ravi. Dans le « foyer » où je vis, on ne garde rien pour soi : tout est mis en commun et tout le monde trouve sa pitance dans la manne commune… je vis avec mes pauvres, je pourrais dire mes « paumés » : 84, 81, 79, 80 : ce sont les âges de nos pauvres à nous… c’est ça que nous avons choisi« .

À la suite d’un brève malaise, à l’âge de 91 ans, il meurt dans la commune de Claret (Hérault), où il vivait depuis bien des années dans « sa » maison familiale d’accueil, le 31 juillet 2001. Les obsèques auront lieu à Claret, présidées par le Supérieur de la communauté de Montpellier, le Père Daniel Tedeschi, le 3 août 2001, entouré de plusieurs religieux dont le neveu du Père, le Père Xavier Triaire.

L’inhumation aura lieu à Montpellier, dans le caveau des Pères Assomptionnistes, au cimetière Saint-Lazare, où reposent déjà plusieurs religieux ayant oeuvré à Montpellier Sainte-Thérèse.

Bibliographies