Michael (Michel-Emmanuel) DELLO – 1920-1984

Rapport de présentation à la charge de supérieur à Zepperen,
« Le P. Michadi Dello, né en
1920, profès en 1941 et prêtre en 1948, a rempli d’abord l’emploi de
professeur. Il s’est fait remarquer par son comportement avec les jeunes où
il sait créer l’enthousiasme, assurer la discipline et
favoriser la piété. Il a organisé des camps de vacances qui ont reçu de
partout de forts éloges. Il reste attentif et soucieux quant au problème du
recrutement et du développement de l’alumnat
de Zepperen. Parfois l’irrégularité de son lever a pu donner lieu à
quelques remarques de la part de son entourage. Mais je puis assurer que la
charge de supérieur qui lui serait confiée
supprimera bien vite ce défaut. Il fait preuve d’une grande dévotion et
d’une stimulation pour le culte envers Notre- Dame. Il est de plus
animateur du mouvement alzonien qui cherche à faire connaître le fondateur
et la Congrégation parmi les parents d’élèves, les anciens élèves et les
alumnistes».
Du P. Stéphane Lowet Provincial, Bruxelles, le 26 juin 1960.

Michael (Michel-Emmanuel) DELLO

1920-1984

Religieux de la Province de Belgique-Nord.

Curriculum vitae.

Né le 17 décembre 1920 à Munsterbilzen, village belge du Limbourg, au diocèse de Liège, Michel- Emmanuel entre à l’alumnat de Zepperen où il fait ses études de 1934 à 1938 et à celui de Kapelle-op-den- Bos de 1938 à 1940. Il opte pour la vie religieuse à l’Assomption et est admis au noviciat de Taintegnies (Belgique) le 29 septembre 1940 sous le nom de Frère Michaël, le premier prénom de son baptême. Il y prononce ses premiers vœux le 30 septembre 1941: « Docile, religieux régulier et fervent qui souffre souvent de maux d’estomac, appliqué à son travail intellectuel et ne se soustrayant pas aux travaux manuels, le Frère Michaël se montre dévoué, d’un cœur excellent, un peu timide et réservé, mais sans distance ». En ces années de guerre, sa formation philosophique et théologique se déroule toute entière à Saint-Gérard (1941-1948). Il prononce ses vœux perpétuels le 21 novembre 1944 à Saint-Gérard où il est également ordonné prêtre le 11 avril 1948.

Une vie au service de la jeunesse.

Le Père Michaël est nommé dès 1948 à Zepperen où il va résider et travailler 31 ans, soit comme professeur (1948-1957), soit comme économe (1957- 1960) et enfin supérieur de la communauté (1960- 1963). Il y fait construire un centre culturel. En 1963, il devient professeur de religion à Hoepertingen. A partir de 1979, il fait partie de la communauté de Borsbeek où, vicaire de la paroisse Saint-Jacques, il anime les mouvements de jeunesse. Le Père Michaël possède le don d’écoute auprès des jeunes gens qui trouvent en lui un directeur spirituel estimé. Son calme naturel et son talent à relativiser et à dédramatiser inspirent une grande confiance. Sa mort subite et inattendue,

au matin du 15 janvier 1984, surprend tout son entourage. Ses obsèques sont célébrées à la paroisse St-jakob de Borsbeek le 20 janvier 1984. Son corps repose au cimetière de Munsterbilzen, son pays natal dans le caveau familial.

L’évolution d’un alumnat en collège au pays flamand, Zepperen.

La vie du P. Michaël personnifie à elle-seule l’évolution de la maison Saint-Louis de Zepperen où il a été successivement élève, professeur et responsable. Zepperen est établi comme alumnat en 1905 par des religieux assomptionnistes français venant de Charente-Maritime (Laubat, Saujon). Réputée par son ancienneté, cette implantation l’est surtout pour sa fécondité spirituelle: en 1940, elle a déjà ‘produit’ plus de 250 prêtres, au service de l’Eglise et de l’Assomption. Mais surtout elle a su s’adapter à l’évolution des temps: en 1926, elle instaure l’enseignement en langue flamande qui est celle de la région. En 1931, elle modifie son statut trop restreint d’alumnat en celui d’école apostolique, cadre plus ouvert (1). En 1936 elle entreprend de renouveler ses bâtiments pour devenir enfin, après la seconde guerre mondiale, sous la dénomination d’Institut Saint-Louis, un collège moderne fort estimé. En plus de sa section complète d’humanités gréco-latines, cet Institut développe également des années d’école primaire. Le collège est particulièrement fier de sa magnifique salle de fêtes, mais n’en jouit pas d’une manière égoïste, car il sait l’ouvrir aux organisations de jeunesse et aux manifestations régionales. Il y accueille un public nombreux, invité à applaudir les troupes théâtrales ou artistiques les plus réputées de Bruxelles d’Anvers et de Gand. son rôle d’éducation de la jeunesse, précieux pour toute la région se double ainsi d’une fonction culturelle et sociale non négligeable. On peut dire que d’heureuses et tenaces initiatives, sportives, culturelles et religieuses des différents directeurs et de toute l’équipe éducative, bien intégrée sur le plan régional, ont permis à ce collège de devenir une plaque réputée de culture et de rayonnement chrétien en pays flamand. (1) Il semble cependant que d’après l’Assomption, OEuvres belges, 1948, p. 65, le cadre d’une école apostolique -cas de Zepperen- qui réserve ses vocations à la Congrégation organisatrice, ressemble fortement à celui d’un alumnat où se pratique notamment la liberté d’option en fin de scolarité.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (III) 1984-1986 p. 5. Du P. Dello, dans les ACR, rapports sur Zepperen (1960-1962). Notices Biographiques