Philibert (Jean-Arnold) RAMAKERS – 1900-1978

Evocation, 1968.
« On ne réduit pas un homme comme lui à quelques distractions légendaires,
fussent-elles des plus savoureuses. Sait-on qu’il
marche avec le siècle? Le voici dans sa 68ème année avec, à son actif, près
de 30 ans de ministère sacerdotal! Ne remontons pas trop loin dans le
temps, mais rappelons qu’après avoir passé 14 ans à La Louvière comme
vicaire, il connut deux années en Suisse au service de Caritas Catholica.
En 1951, lui fut confiée la chapellenie de Sart-les-Moines. Lorsque ce
poste fut supprimé
en 1957, un joyeux concours de circonstances l’orienta vers Wayaux, à
quelques km de Gosselies. Nous savions que le chapelain de Sart souhaitait
rester dans le pays noir. Or, l’abbé De Jonghe, curé de Wayaux affaibli par
la maladie, songeait à se retirer. Le P. Philibert qui ne connaissait
guère à l’époque le Frère Xavier Sacotte, ne crut pas devoir mettre en
doute les affirmations de celui-ci. Le Frère lui assurait que Mgr Joos,
vicaire général de Tournai, avait cité le Père comme futur desservant de
Wayaux. Au dire de l’informateur, cela s’était passé à Bonne-Espérance,
lors d’une réunion de prêtres. Ainsi mis en piste, le P. Philibert
entreprit de faire connaissance de Wayaux..».

Notices Biographiques A.A

Religieux de la Province de Belgique-Nord. Les années de formation. Né le 23 février 1900 à Bilzen, dans le Limbourg belge, Jean Amold Ramakers est d’abord scolarisé à l’école des Frères des Ecoles Chrétiennes de son village. Il entre à l’alumnat de Zepperen (1912- 1918) où il accomplit tout le cycle de ses études secondaires. Le 15 décembre 1918, le P. Possidius Dauby lui remet à Taintegnies l’habit assomptionniste. Il prend le nom de Frère Philibert. Le 15 février 1920, il prononce ses premiers vœux à Saint-Gérard. Le P. Rémi Kokel le présente ainsi à sa première profession: « Le Frère Philibert a accompli avec un grand esprit de foi et de soumission le temps de prolongation de son année de noviciat. C’est un homme sérieux, surnaturel, même s’il reste de caractère impressionnable. Il manifeste de la bonne volonté qu’il lui reste à fortifier avec une plus grande énergie ». Le Frère Philibert passe ensuite à Taintegnies pour deux années d’étude de philosophie (1920-1922). Le ler décembre 1924, à Louvain, il prononce ses vœux perpétuels, après l’avis favorable du P. Léopold Dressere. A Louvain, il étudie la théologie et il est ordonné prêtre le 25 juillet 1926. Dans le cadre de la province de Belgique. La même année, à la communauté de la rue Duquesnoy, à Bruxees, il assume le service paroissial de la chapelle de La Madeleine. De 1927 à 1941, il est appelé à desservir la paroisse de lfaine-Saint-Pierre. Il est ensuite professeur à Zepperen de 1941 à 1946 et il rejoint la communauté du Bizet, de 1946 à 1949. De 1949 à 1951, il assume le service paroissial à Menen. De 1951 à 1957, il est responsable du groupe de Sart- les-Moines qui réside dans le bâtiment de l’ancien alumnat et s’occupe principalement de ministère paroissial à Sart. A.A De 1957 à 1968, il est nommé curé à Wayaux. le P. Thierry Ledoux lui rend ce témoignage: «Pendant dix ans, le P. Philibert administre sagement une paroisse sans histoire. La nouvelle liturgie n’a jeté aucune de ses ouailles dans le désarroi. Les transitions ici n’ont jamais été brusques mais bien négociées. La Ligue du Sacré-Cœur conserve de fervents adeptes. Le lundi de Pâques est l’occasion d’une importante concentration de fermiers de la région qui deviennent pour l’heure pèlerins de sainte Brigitte, tandis que le pèlerinage à saint Guidon ramène la même énorme foule le lundi de Pentecôte. Seule innovation du P. Philibert en ce domaine, il ne bénit plus les chevaux mais les tracteurs. L’Action catholique rurale effectue des prospections dans la région en vue de regrouper les jeunes sur le plan spirituel. Comment préjuger de l’avenir? L’installation proche de la nouvelle usine américaine ‘Caterpillar’ va peut-être modifier la physionomie du village, des villas se construisent et même 52 lotissements en prévision de l’accroissement démographique. Mais pour l’instant Wayaux respire comme avant. Le Père Philibert compte quelques paroissiens de plus, des Grecs orthodoxes notamment. Il est prêt, quant à lui, à passer à l’âge nouveau. Nous le verrons encore longtemps sans doute arriver à Chapois en compagnie de son inséparable griffon Diane, lequel, ses fan2ilie-rs le savent, ne consent à rester au presbytère que si le Père curé déclare aller célébrer la messe! ». De Belgique-Sud à Belgique-Nord. En 1963, le Père Philibert est transféré ad tempus à la Province de Belgique-Sud, tout en optant pour la Province de Belgique-Nord. En 1968 il prend sa retraite tout en rendant quelques services paroissiaux à Gosselies. En août de la même année, il est affilié à la province de Belgique-Sud. Depuis 1969, il réside consécutivement à Munster-Bilzen et Bilzen. En 1976, il demande d’être affilié à la Province de Belgique-Nord. Il meurt à l’hôpital de Hasselt, le 11 octobre 1978.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (I) 1975-1980, p. 69; Onder-ons, 1978. Evocation du P. Philibert Ra’makers par le P. Thierry Ledoux dans Belgique-Sud Assomption, février 1968, n° 26, p. 824-825. Dans les ACR, du P. Philibert Ramakers, rapports sur Sart-les-Moines (1952- 1957), correspondances (1922-1924). Notices Biographiques