Pol de Léon (Francois-Marie) CARIOU – 1893-1944

Aménagement de Pont l’Abbé d’Arnoult .
« Je m’excuse de n’avoir pas encore accusé réception des deux documents
officiels qui me sont parvenus ces jours-ci de Rome: l’érection canonique
du noviciat de l’Ouest et ma nomination de supérieur et de maître des
novices. Vous devinez ia cause de ce retard que je regrette: le surmenage!
Vous savez en effet que nous n’avons eu que 10 jours entre le départ de M.
Bonnet, dix jours pendant lesquels un travail énorme de transformation et
d’organisation a été fait, grâce à la complaisance d’une bel le équipe de
maçons, plâtriers, peintres, menuisiers, fumistes etc… et au dévouement
admirable du Fr. Joseph Camus et des deux postulants convers arrivés de
Blou. Néanmoins, le mardi matin,
23, lorsque les 18 novices de chœur et les 2 convers débarquèrent à la
Chaume, seuls le réfectoire et la
chapelle étaient en ordre, cirés et meublés. Les lits et les
draps devaient arriver dans la soirée et les bureaux d’étude le lendemain
matin. La messe de fondation a été célébrée par le P. Michel [Pruvost], les
20 et quelques ‘fondateurs’ doivent se mettre au travail, malgré la fatigue
du voyage.. ».
P. Cariou 27.1.1934.

Religieux de la Province de Bordeaux.

Une vocation ‘tardive’.

François-Marie Cariou est né le 17 avril 1893 à Plouguin, dans le canton de Ploudaimézeau (Finistère, au diocèse de Quimper. Il fréquente l’école communale sans oublier le breton et, à dix-neuf ans, en 1912 entre à l’alumnat belge de Sart-les-Moines (1912-1915) pour un complément de formation humaniste. C’est à Louvain qu’il peut accomplir avec le P. Possidius Dauby son temps de noviciat malgré la guerre, de septembre 1916 à septembre 1918 et où il prononce ses premiers vœux sous le nom de Frère Pol de Léon. Sur place il commence des études de philosophie que le service militaire interrompt (mars à septembre 1919) et qu’il achève à Taintegnies en Belgique (1919- 1921). Puis il entame ses études de théologie à Louvain où il est admis à la profession perpétuelle le 8 décembre 1921: « âme ardente, volonté résolue, esprit docile et clair, vertu éprouvée, savoir-faire et adresse dans les travaux manuels: avis très favorable » souligne le rapport d’admission. Il est ordonné prêtre le 26 juillet 1925 à Louvain.

Mobilité et disponibilité apostoliques.

Le parcours de vie apostolique du P. Pol de Léon comprend une phase pastorale avec sa première obédience pour Fumel (Lot-et- Garonne) de 1925 à 1930, fondation réalisée en octobre de la même année avec l’autorisation de Mgr Charles Paul Sagot du Vauroux, évêque d’Agen. Le premier supérieur institué qui se trouve également le curé de la paroisse Saint- Antoine, comprenant également la petite paroisse voisine de Condat, se trouve être le P. Casimir Romanet, aidé de deux vicaires, les PP. Pol de Léon Cariou, jeune prêtre, et le P. Nazaire Joncour. En 1928, à cause de la maladie prolongée du P. Pol de Léon,

Aménagement de Pont l’Abbé d’Arnoult . « Je m’excuse de n’avoir pas encore accusé réception des deux documents officiels qui me sont parvenus ces jours-ci de Rome: l’érection canonique du noviciat de l’Ouest et ma nomination de supérieur et de maître des novices. Vous devinez ia cause de ce retard que je regrette: le surmenage! Vous savez en effet que nous n’avons eu que 10 jours entre le départ de M. Bonnet, dix jours pendant lesquels un travail énorme de transformation et d’organisation a été fait, grâce à la complaisance d’une bel le équipe de maçons, plâtriers, peintres, menuisiers, fumistes etc… et au dévouement admirable du Fr. Joseph Camus et des deux postulants convers arrivés de Blou. Néanmoins, le mardi matin, 23, lorsque les 18 novices de chœur et les 2 convers débarquèrent à la Chaume, seuls le réfectoire et la chapelle étaient en ordre, cirés et meublés. Les lits et les draps devaient arriver dans la soirée et les bureaux d’étude le lendemain matin. La messe de fondation a été célébrée par le P. Michel [Pruvost], les 20 et quelques ‘fondateurs’ doivent se mettre au travail, malgré la fatigue du voyage.. ». P. Cariou 27.1.1934. Notices Biographiques A.A sont adjoints le P. Vital Chaffard et le Frère Edouard Delpech. A l’époque la communauté trouve refuge dans deux appartements distincts appartenant au baron de Langsdorff, proches de locaux affectés à la mairie et au tribunal. En 1930, le P. Pol de Léon, déjà éprouvé par la tuberculose, est muté à Cahuzac (Gers) pour préparer une nouvelle fondation dans une ‘maison- sanctuaire’ proposée par Mgr François-Ernest Ricard, archevêque d’Auch. Le P. Stéphane Laporte, nommé économe, lui apporte une aide précieuse ainsi que le P. Marie-Marcellin Vignes désigné pour le recrutement. Mais le P. Pol de Léon est encore sollicité pour l’établissement et l’aménagement du noviciat de la province de Bordeaux, à Pont-l’Abbé d’Arnoult (Charente-Maritime) en janvier 1934 où il va exercer quatre ans la double charge de supérieur et de maître des novices. En 1938, sa santé ne s’étant toujours pas rétablie, le Pol de Léon doit gagner sur la côte d’Azur la communauté de Menton (Alpes-Maritimes) où l’on espère, grâce au climat ensoleillé et à un demi-repos, lui faire retrouver ses forces sinon sa santé. Mais l’année suivante, se croyant délivré de la tuberculose, il se plaint d’un asthme étouffant. On doit alors le conduire à la maison de repos de Lorgues (Var) pour un traitement énergique. Il s’adonne même quelque temps aux joies du ministère en devenant le quasi- aumônier d’une communauté de religieuse au Teil. Mais la maladie implacable le rejoint et il meurt à Lorgues le 3 mai 1944, âgé de 51 ans; il y est inhumé. Cet homme franc, simple, doux et énergique n’a pu donner toute la mesure de ses talents et de ses dispositions. Il a toujours su honorer la confiance de ses supé,rieurs dans les charges qu’il a dû assumer, souvent dans Improvisation et la pénurie des moyens. Partout il sait gagner la confiance de ses collaborateurs, comme par exemple à Pont -l’Abbé d’Arnoult où l’estime de M. Bonnet pour ce religieux a grandement facilité l’organisation rapide d’un noviciat que les effectifs des Provinces rendent nécessaire: Nozeroy est ainsi réservé à la province de Lyon tandis qu’à la même époque Bordeaux aménage Pont-l’Abbé d’Arnoult et la province de Paris Les Essarts.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Nouvelles de la Famille occupée n° 33, p. 1. Le P. Pol de Léon a laissé dans les ACR une partie de sa correspondance, datée de 1919 à 1944 et des rapports sur Cahuzac.