René Gestin – 1928-2014

René GESTIN est un Breton né à Saint-Denis dans la région parisienne le 15 janvier 1928. Son père, Jean, a quitté la Bretagne pour chercher  du travail à Paris. Sa mère, Marie-Catherine Le Borgne, meurt d’une maladie nosocomiale quinze jours après la naissance du petit René. Il a un frère, Jean, de  4 ans plus âgé, qui sera élevé à Brest. René, lui, est adopté par sa grand-mère maternelle qui a déjà élevé dix enfants, et qui le prend chez elle à Pleyben (Finistère), entre Brest et Quimper. De sa grand-mère, il  reçoit l’affection, la tendresse et la foi.

            Il est baptisé à Pleyben le 26 mars 1928, à l’âge de trois mois. Il fait ses études primaires à l’école Saint-Germain des Frères de Ploërmel  à Pleyben. C’est aussi à Pleyben, qu’il reçoit le sacrement de confirmation le 10 juin 1938. Il a dix ans et demi. A 12 ans, il désire devenir prêtre et missionnaire ; sa grand-mère l’encourage.  A 14 ans, en 1942, il entre à l’alumnat de Saint-Maur (Maine-et-Loire), où il reste trois ans, puis il va pour trois ans aussi à  l’alumnat de  Cavalerie, près de Bergerac en Dordogne.


            En 1948, René a 20 ans et décide de devenir religieux assomptionniste. Réformé, il est dispensé du service militaire. Cette même année, sa grand-mère qui l’a élevé meurt d’un cancer. Fin novembre, il entre au noviciat de Pont-l’Abbé d’Arnoult (Charente-Maritime). Il reçoit l’habit assomptionniste le 14 novembre et choisit le nom de Frère Marie-Robert. Il prononce ses premiers vœux de religieux le 15 novembre 1949. Puis il va à Layrac (Lot-et-Garonne) pour deux ans de philosophie et quatre ans de théologie. C’est à Layrac aussi qu’il fait ses vœux perpétuels le 8 décembre 1952, et qu’il est ordonné prêtre par Mgr Rodié le 26 février 1956. Il a alors 28 ans.

            Puis il commence son ministère comme professeur et formateur dans les alumnats, trois ans à Saint-Maur, puis six ans à Melle (Deux-Sèvres).

            En 1965,  le P. Guillemin, supérieur provincial, lui propose de partir pour la nouvelle mission de Tuléar, au sud-est de Madagascar. René Gestin a 37 ans, il accepte tout de suite, et embarque le 17 août sur un bateau norvégien, à Rouen. Après 35 jours de mer, il débarque à Tamatave. Puis en taxi-brousse, il traverse toute l’île et arrive enfin à Tuléar.

Il va passer 35 ans au service de la mission de Tuléar ; pendant 6 mois, il apprend le malgache, puis il est nommé curé,  d’abord à la cathédrale de Tuléar (6 ans), puis à Ampanihy (6 ans), et enfin  à la paroisse N.D. de l’Assomption à Tuléar (11 ans). En 1989, il est nommé responsable et économe de la maison de formation des scolastiques assomptionnistes à Ampadrana-Ouest (Tananarive). Il assumera ces fonctions pendant 12 ans.

En même temps il sera, pendant onze ans, secrétaire de l’Union des Supérieurs majeurs de  Madagascar. Il crée une Mutuelle Santé pour les religieux et religieuses malgaches. Pendant 4 ans, il est délégué de la Conférence épiscopale et de l’Union des supérieurs majeurs auprès du consul de France, pour faciliter l’obtention de visas pour les évêques et religieux allant en France.
            En 2001, il est obligé de rentrer en France pour se faire opérer de la hanche. Le P.Grière lui demande de rester à cause de sa santé. Il arrive à Layrac en septembre 2001. Pendant son séjour à Layrac (13 ans), il s’est mis à l’écoute de chacun et au service de tous, des laïcs le choisissent aussi comme accompagnateur spirituel. Il connaît bien les familles de la plupart des religieux et il a été plusieurs fois le premier conseiller de la communauté. Quinze jours avant sa mort, il a demandé et reçu le sacrement des malades.

            Il est décédé à l’hôpital d’Agen (Lot-et-Garonne) le jeudi saint 17 avril 2014, dans sa 87ème année.

            Les obsèques ont eu lieu au Prieuré de Layrac le 22 avril 2014. La messe a été célébrée par le P. Michel Carrière, représentant le P. Provincial. L’homélie a été prononcée par le P. Michel Jary, et l’absoute a été présidée par le P. Alphonse Zafimahakoko. En présence de toute la communauté de Layrac, de la communauté d’Evry, de religieux de Nîmes et de Toulouse, et d’un grand nombre de personnes de Layrac  et des environs.

Bibliographies