Silvinus (Richard) NOLMANS – 1921-1974

Nomination, 1964.
« La nomination du P. Cyrille Reul comme supérieur de Tor di Nona (Roma)
arrivant un peu tard, c’est-à-dire après la reprise des classes aux
collèges, j’ai dû faire appel au Père Valentijn Nelissen, supérieur de
Stabroek, pour le remplacer. Je crois que cette nomination est bonne mais
elle me prive d’un supérieur qui a très bien réussi à Stabroek. Cette
petite communauté de trois religieux me donne peu de soucis, mais la
difficulté est de lui trouver un supérieur. Je crois avec mon conseil que
la meilleure solution serait de nommer un responsable provisoirement, ainsi
j’aurais le temps de prévoir un supérieur pour l’an prochain ou, si le
responsable nommé donne toute satisfaction, je pourrais le promouvoir
supérieur. Une autre solution serait de nommer le P. Silvinus Nolmans pour
un an. C’est en
effet ce Père que d’accord avec le conseil je propose comme responsable du
petit groupe.
Le P. Valentijn Nelissen continuerait à s’occuper des relations du domaine
avec les mutualités qui le louent. Comme je suis pour quelques jours
seulement à Louvain, je me contente de vous envoyer cette simple lettre,
n’ayant pas sous la main de prise en charge officielle ».

Notices Biographiques A.A

Religieux de la Province de Belgique-Nord. Résumé biographique. Né le 23 juin 1921 à Riemst (1) en Belgique, alors au diocèse de Liège, aujourd’hui dans le diocèse de Hasselt, Richard Nolmans, après sa scolarité primaire, est envoyé à l’alumnat de Zepperen (1933- 1937), puis à celui de Kapelle-op-den-Bos (1933- 1939) pour ses études secondaires. Il prend l’habit religieux au noviciat de Taintegnies le 24 septembre 1939. Il s’appelle désormais Frère Silvinus (2). Il prononce ses premiers vœux le 27 octobre 1940 à Taintegnies. Ses années d’études, en raison de la guerre, se déroulent toutes à Saint-Gérard (1940- 1947). Il devient profès perpétuel le 27 octobre 1943 et il est ordonné prêtre le 20 avril 1947. Voici les différents postes qu’on lui connaît dans sa vie ministérielle: il est d’abord nommé professeur au prieuré Saint-Michel à. Sart-les-Moines (1947- 1948) avant de se consacrer à l’apostolat paroissial: Woluwe, aux portes de Bruxelles, Monclar en France (3) de 1949 à 1954 et à. Courcelles-Motte en Belgique, de 1954 à 1958. Il est ensuite envoyé à la communauté de Stabroek (Putte) comme professeur de religion à Braaschaat. Il est désigné comme responsable du petit groupe de religieux, de 1964 à 1970. En 1970, il est nommé curé de Kerkom. Il meurt subitement le 30 avril 1974 à Kerkom, à l’âge de 53 ans. Ses obsèques sont célébrées à Kerkom le 4 mai 1974. Une seconde célébration à sa mémoire se déroule dans son village natal, à Riemst- Heukelom, le 10 mai suivant. Petite histoire de Stabroek. C’est en 1952 que le nom de Stabroek entre dans l’histoire de l’Assomption en Belgique, désigné aussi sous le nom de la localité de Putte-Kapellen. En 1955 il est déjà question d’après des documents d’archives d’aliéner cette propriété au profit d’une oeuvre sociale, Page : 69/69 les mutualités chrétiennes. La communauté assomptionniste y est toujours de dimension modeste, entre trois ou quatre religieux, deux seulement à partir des années 1970. Le château lui-même est loué à une oeuvre, la ‘Ligue nationale contre l’épilepsie’, qui accueille des malades épileptiques, cette ligue regroupant des professeurs des quatre Universités de Belgique à cette époque. La direction de la section Epileptica a pour but de recueillir les fonds nécessaires à l’œuvre. Par un concours de circonstances, elle a pu se faire connaître de l’Association des ‘Lions Clubs’ qui se mobilise en général pour entreprendre des actions de type social ou humanitaire. En Belgique, elle a agi en faveur de cette catégorie de malades, les épileptiques, en collectant des fonds pour faire construire de nouveaux établissements de santé dans la région bruxelloise. Elle relève du’Lion International’ dont le but selon sa devise ‘Liberty, Intelligence, our Nations Safety’ est de réaliser des actions de service humanitaires dans une optique philanthropique, sans référence confessionnelle ou idéologique. Les Lions Clubs pratiquent à cette fin une politique de recrutement très sélective en faisant présenter et patronner par leurs membres des personnes au standing de vie élevé, désireux d’actions généreuses, après avoir mené une carrière sociale, commerciale ou financière hors de tout soupçon. Il s’est trouvé que les ‘Lions’ de Belgique ont bien voulu s’intéresser, grâce à des relations et réseaux d’anus influents, à l’œuvre de Stabroek en faveur des épileptiques, ce qui a donné une extension tout à fait nouvelle et inespérée à cette implantation qui était devenue sans avenir pour l’Assomption. (1) Cette localité est tantôt orthographiée Riempst et tantôt Riemst. (2) Le martyrologe connaît un saint Silvinus, moine bénédictin devenu évêque au VIIIème siècle. Après son ordination épiscopale à Rome, il évangélisa la région de Thérouanne et racheta beaucoup d’esclaves. Après quelque quarante ans de vie apostolique, il se retira dans une abbaye bénédictine à Auchy-les-Moines où il passa le restant de sa vie. (3) Monclar est une petite localité en France, dans le département du Lot-et-Garonne, près de Villefranche-sur-Lot, où l’Assomption belge prit en charge après la seconde guerre mondiale quelques paroisses. Page : 70/70

Bibliographies

Bibliographie et documentation. Documents Assomption, Nécrologe (I) 1975-1980, p. 2. Onder-Ons, 1974. Dans les ACR, du P. Silvinus Nalmans, rapport annuel sur Stabroek (1968). Lettre du P. Augustinus Van Engeland au P. Wilfrid Dufault, Leuven, 28 septembre 1964 (nomination du P. Nolmans). Notices Biographiques