Vincentius (Mrtinus Johannes) DE KORT – 1918-1977

Mort en jouant.
«Il n’y avait aucune indication d’une mort subite pour le P. Martinus de
Kort. Après avoir eu pendant quelques jours mal au dos, il avait repris son
travail.

Vendredi, le 22 [avril 1977], il avait la messe de 12h.15 dans l’église
paroissiale dont il était le curé. Après le repas du soir, on se proposait
de jouer aux cartes, pendant la récréation. Le Père était encore appelé à
l’hôpital, dont il était l’aumônier.

Il y resta une demi-heure. Rentrant à la maison, il faisait un pot de café,
afin de ne pas devoir interrompre le jeu de cartes. On a à peine joué une
demi-heure lorsque, tout d’un coup, le Père Martinus ne peut plus jouer, il
pousse un dernier soupir et il s’affaisse. C’est
fini. On l’a administré, on a appelé le médecin et l’ambulance. On a bien
fait
tout notre possible, mais cela a été sans résultat ».

Extrait d’une lettre du P. Luke Van Der Pal, Supérieur régional.

Parirua, Nouvelle-Zélande, 22
Avril 1977.

Vincentius (Mrtinus Johannes) DE KORT

1918-1977

Religieux de la Province de Hollande, en mission en Nouvelle-Zélande.

Curriculum vitae.

Né le 23 juin 1918 à Loon op Zand en Hollande, au diocèse de Bois-le-Duc, le jeune Martin Jean fait ses classes primaires à l’école libre des frères de Tilbourg. Il entre à l’alumnat de Boxtel de 1932 à 1939, suivant sur place tout le cours du secondaire. Il entre à l’Assomption sous le nom de Frère Vincentius le 24 septembre 1939 à Bergeijk. Il y prononce ses premiers vœux le 25 septembre 1940. La guerre a bouleversé la carte des implantations des maisons d’études: le Frère Vincentius accomplit à Bergeijk tout le cursus des études ecclésiastiques: philosophie de 1940 à 1942 et théologie de 1942 à 1946. Il y prononce ses vœux perpétuels le 25 septembre 1943 et y est ordonné prêtre le 12 mai 1946. De septembre 1946 à janvier 1949 il est nommé économe du noviciat, alors situé à Halsteren. A cette dernière date, il est affecté comme vicaire à la paroisse de Saint-Antoine à Bierick où il réside jusqu’en 1953. C’est alors la fondation assomptionniste en Nouvelle-Zélande. Le P. Vincentius s’y rend en octobre 1953 en qualité d’aumônier des immigrés hollandais. De 1962 à 1970, il est nommé Supérieur régional et responsable de la construction du collège de Porirua. Les dernières années de sa vie (1970-1977), il dessert la paroisse de Elsdon, tout en assurant le service d’aumônerie d’un hôpital psychiatrique. Il meurt subitement le 22 avril 1977 à Porirua, à l’âge de 59 ans, et il y est inhumé le 26 avril suivant.

Des traits de personnalité.

Le Père Vincentius de Kort – qui a pu reprendre dans le dernier cours de sa vie son prénom de baptême, Martinus – possède les qualités constructives d’un Supérieur régional.

C’est un religieux estimé de ses confrères, qui cherche à construire une vraie vie communautaire pour l’ensemble, dans le cadre d’une fondation lointaine aux directions multiformes au départ. Sur le plan personnel, il se montre dévoué et prêt à rendre les services qu’on lui demande. De caractère, il possède une assez forte volonté, sait ce qu’il veut, mais cette disposition n’en est rendue que plus nécessaire lorsqu’il s’agit de construire pour l’Assomption un collège en Nouvelle-Zélande. Il s’agit de décider et d’ordonner, au bénéfice d’un projet ambitieux, mais aussi difficile. Par nature, il est plutôt réservé et timide, ce qui le désavantage un peu pour être l’entraîneur spirituel du groupe. Mais tous savent s’appuyer sur sa bonté, même si ses confrères lui reprochent parfois un manque de cordialité native.. Le Père de Kort multiplie aussi les responsabilités lorsque lui sont demandées en plus de la prise en charge du supériorat régional celle du supériorat local à Wellington, Garden Rd. Il porte aussi le souci de construire une résidence permanente et propre aux religieux à Porirua. La collaboration avec un architecte local s’avère nécessaire et c’est lui qui est encore choisi en 1968 par ses confrères et par le Supérieur Provincial, le P. Edouard Van Montfoort, comme l’intermédiaire le mieux placé, à cause de deux qualités indispensables, la clairvoyance et la persévérance. Lui-même n’accepte le prendre le gouvernail qu’en raison de la demande formelle qui lui est faite, dans le seul souci du service à accomplir au bénéfice de sa famille religieuse et du groupe religieux en Nouvelle-Zélande.

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption Nécrologe (I) 1975-1980, p. 45. Stemmen Stapelen, 1977, n° 41, p. 76-80 (notice du P. Luke Van Der Pal). De Schakel, juli 1977, n° 2, p. 77-80. Les archives romaines ne contiennent du P. Martinus (alias Martinus) de Kort qu’une correspondance de 1962 ainsi qu’un rapport de Wellington (1962). Notices Biographiques