Wiro (Nicolas-Gérard) VAN DEN – 1898-1977

Nimègue, 1961.

secondaires à l’alumnat de Saint-Trond en Belgique (1912-
1916) et les termine à Boxtel en Hollande (1916-1918). Le
5 janvier 1919, le P. Louis-Antoine Verhaegen (1882-
1939) qui a pu introduire durablement l’Assomption dans le pays, a la
joie de donner à ce postulant accepté en novembre 1916 l’habit
religieux de novice à Boxtel, sous le nom de Frère Wiro. Le noviciat se
déroule successivement à Boxtel (3 mois), Louvain (8 mois) et Saint-Gérard
(un an) en Belgique où le nouveau religieux prononce ses premiers
vœux le 6 janvier 1920. Le P. Rémi Kokel, son maître des novices, n’a pas
de mots assez élogieux à son sujet. « Le Frère Wiro est la franchise, la
confiance et le dévouement personnifiés. Prêt à tout ce qu’on lui demande,
il vole pour accomplir la volonté de ses supérieurs. C’est un novice
fervent, d’un excellent caractère, vif, aimé de tous ». De 1920 à 1922, le
Frère Wiro revient à Boxtel pour enseigner. En 1922, il commence ses
études de philosophie à Taintegnies. Le 6 janvier 1923, il prononce ses
vœux perpétuels. Il poursuit sa formation à Louvain où il entame aussi son
parcours théologique (1924-1928). Il y est ordonné prêtre le 29 juillet
1928. Le P. Wiro se révèle très vite un religieux très actif et très
entreprenant. Il est doté de toutes les qualités qui vont être nécessaires
pour consolider la fondation de l’Assomption aux Pays-Bas avant de
présider avec bonheur à son plein épanouissement, et cela
dans des circonstances pourtant particulièrement difficiles, notamment
au moment de la guerre de 1939-1945. Il est doué en particulier d’une
force de caractère invincible, d’un optimisme à toute épreuve et animé, en
vrai fils du P. d’Alzon, du profond désir d’étendre à la manière
assomptionniste le Règne de Dieu. De responsabilités en responsabilités.
Le P. Wiro commence son service ministériel à Boxtel en
1928. D’abord enseignant, il devient en août 1932 supérieur
de la communauté locale, puis en décembre 1933 assistant du Provincial de
Belgique-Hollande, le P. Norbert Claes. Supérieur de Boxtel-Procure en
1938, il est choisi comme premier vicaire provincial de Hollande en
avril
1939, préparé en fait à assumer un jour la responsabilité de cette région
quand elle va passer au stade de Province en
1946. La période est pourtant remplie de complications. La guerre coupe
les relations, les jeunes religieux étudiants ont dû quitter la
Belgique. De nouvelles structures de
formation sont à établir.
« Je vous transmets les documents architecturaux de notre église de 1008
places, sans compter les 100 places de la chapelle de semaine, en dessous
des sacristies, et
toutes les autres salles de service pour notre belle paroisse Notre-Dame de
l’Assomption. Nous sommes en pleine activité de construction. A la fin de
la semaine, nous aurons la bénédiction solennelle de la première pierre,
mais depuis une partie imposante des constructions est déjà terminée.
L’ensemble, sans compter les frais de la maison paroissiale, reviendra à
744.000 florins. Le travail sera achevé l’an prochain vers la
fin du mois d’octobre au plus tard. C’est dommage que malgré tous les
efforts on n’ait pas encore pu trouver tous les fonds supplémentaires pour
notre maison paroissiale. Mais cela viendra aussi. Je crois qu’ici on
construit un travail digne de l’Assomption, bien que l’œuvre soit en
rapport intime avec l’évêché. Nous
avons avec cette paroisse, déjà maintenant, de grandes allures et il y a là
de quoi satisfaire toutes nos aspirations pour un sain apostolat ».

P. Wiro Van Den Dungen.

Religieux de la Province de Hollande, Provincial de Hollande (1946-1955). Une recrue de choix. Nicolas-Gérard Van Den Dungen est né le 16 octobre 1898 à Orthen-Bois-le-Duc (Pays-Bas). Il commence ses études Page : 163/163 Le clergé séculier est abondant, les évêques ne sont guère désireux d’accorder aux congrégations religieuses un travail apostolique sur le territoire de leur diocèse. Déjà en 1938, le P. Wiro, bien conscient des obligations missionnaires de la Hollande assomptionniste, a fait ériger en communauté la procure de Stapelen (Boxtel). En 1939, il est autorisé par le Conseil général à acquérir le domaine de Bergeyk pour établir noviciat et scolasticat qui seront par la suite distincts (Nalsteren, Moergestel). En 1941, il loue une résidence à Nimègue pour y installer un centre d’études universitaires. Le 26 avril 1946, il est choisi pour présider à la fondation de la nouvelle Province de Hollande. Très vite on fait appel à lui pour étoffer oeuvres et communautés anciennes mais également prévoir de nouveaux développements. De nombreuses demandes, dont celles du vicariat militaire du pays, donnent lieu à des créations missionnaires en France, au Brésil, en Indonésie, au Congo, en Nouvelle-Zélande et au Liban. Bien des projets ne peuvent aboutir, mais on peut dire que son provincialat correspond à la phase la plus brillante de cette Province prospère, féconde et dynamique. Le P. Wiro réussit à faire admettre l’Assomption dans le diocèse de Ruremonde qui pourtant regorge d’instituts religieux, niais il échoue à obtenir pour la Congrégation la direction d’un collège dans les diocèses d’Utrecht et de Haarlem. On lui refuse aussi l’installation canonique pour une maison de vocations à Amsterdam, le P. Zéphyrin Sollier ayant été contacté pour être aumônier de la colonie française dans cette ville. En 1955, les mandats successifs du P. Wiro arrivent à expiration sans prolongement possible en raison du droit. Son travail de pionnier est terminé, il peut passer la main, la tête haute, à son successeur P. Marius Van Den Boogard, même si cela lui est pénible. L’évêque de Bois-le Duc autorise l’Assomption à s’établir à Nimègue avec comme projets de prendre en charge une nouvelle paroisse et de construire une nouvelle église. Le P. Wiro, proposé comme supérieur par le P. Marius, est enchanté de cette proposition et il devient le premier curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption. En 1962, il a la joie de voir consacrée la nouvelle église. Après treize ans d’apostolat à Nimègue, il peut prendre une retraite largement méritée en 1968. Il se retire dans une maison de repos à Gendt, tout en restant actif dans la pastorale du troisième âge. C’est à Gendt qu’il meurt le 18 septembre 1977. Ses obsèques sont célébrées le 22 septembre dans ‘son’ église à Nimègue. Son corps est inhumé à Stapelen (Boxtel). Le P. Wiro a été entouré toute sa vie d’une estime révérentielle de la part de tous les religieux de sa Province, comme prêtre, comme religieux et comme supérieur. Sans doute a-t-il pu se montrer à certains récalcitrant ou rébarbatif, mais comment mettre en doute sa volonté d’organiser une vie religieuse fervente et régulière pour toutes les communautés? Quand il avait à prêcher, les paroles tombaient de sa bouche pas cascades. Sa mine pouvait s’assombrir, la calotte tombait sur l’oreille gauche. Il enfourchait alors son vélo pour une grande promenade solitaire et passait sa journée à pêcher à la ligne dans le lit de quelque rivière. En 1968, le gouvernement proposa à la reine Juliana de décorer le P. Wiro de l’ordre d’Orange- Nassau, distinction suprême du pays qui lui fut faite au titre de fondateur de l’Assomption aux Pays-Bas. C’était reconnaître que le P. Wiro avait bien mérité de l’Eglise et de l’Etat des Pays- Bas, sur les plans apostolique et missionnaire, l’Assomption néerlandaise ayant fortement contribué à la diffusion de l’influence nationale. Page :164/164

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (1) 1975-1980, p. 48-49. Documents Assomption 1977, n° 2, ‘Visages familiers’, p. 126-127. De Schakel, 1977, p. 175-192. Lettre du P. Wiro Van Den Dungen au P. Wilfrid Dufault, Nimègue, 25 septembre 1961. Du P. Wiro Van Den Dungen, dans les ACR, rapports sur Boxtel, alumnat et procure (1932- 1939),rapports sur le vicariat et la Province de Hollande (1938-1954), sur la paroisse de Nimègue (1956-1963), rapport sur les religieux hollandais au Bré- sil (1946-1955), circulaires aux religieux de Hollande (1946-1954), notes sur les fondations au Congo (1953- 1954), à Charfé (1950-1955), visites canoniques, correspondances (1919-1961).