Ireneeus (Jan) VAN MELIS – 1920-1995

Présentation, 1959.
« Le Père Jan Van Melis a toujours donné toute satisfaction durant ses
années de formation. Les rapports de ses supérieurs louent son sérieux dans
les observances de la vie religieuse, son application dans les études qu’il
a terminées de façon très honorable grâce à un travail
acharné. On apprécie aussi son caractère très sociable et son dévouement.
Après son ordination sacerdotale, il a été en France un professeur très
apprécié. Le P. Provincial de Paris, le P. Louis-Henri
Bélard, en le proposant à la charge de premier conseiller local, louait sa
prudence et sa pondération. C’est à regret qu’il l’a vu partir, rappelé par
son supérieur Provincial, le P. Marius Van Den Soogaard. En
Nouvelle-Zélande, le P. Jan a d’abord éprouvé des difficultés à s’adapter à
son nouvel apostolat auprès des émigrés de sa nationalité. Il est resté un
prêtre zélé, trop zélé peut-être, car ses longues absences de sa petite
communauté
d’Auckland le surchargent et le rendent peut -être moins aimable avec ses
confrères, à son retour, que par le passé. Nous ne connaissons pas de
plaintes à son sujet, mais des correspondances particulières
ont révélé ce changement dans son comportement ».

Religieux de la Province des Pays-Bas. Un voyageur infatigable. Jan naît le premier jour de l’an 1920 à Eindhoven aux Pays-Bas. Il est baptisé sous les noms de Jan Antoon. De 1932 à 1938, il fait les études secondaires à l’école apostolique Sainte-Thérèse à Boxtel. Il prend l’habit sous le nom de Frère Ireneeus au noviciat de Taintegnies, en Belgique, le 26 septembre 1938. Il prononce ses premiers vœux à Bergeijk. Il commence ses études de philosophie à Saint-Gérard pour les achever à Bergeijk (1939- 1941) où il étudie la théologie (1941-1945). Profès perpétuel en 1942, il est ordonné prêtre à Bergeijk le 15 avril 1945. Immédiatement après son ordination, il est nommé professeur au collège de Perpignan en France (Pyrénées-Orientales), de 1945 à 1947. Deux années plus tard, il enseigne à l’alumnat de Soisy- sur-Seine pendant six ans. En 1955, il fait partie du groupe assomptionniste qui est demandé par l’archevêque de Wellington pour être aumônier des immigrants hollandais en Nouvelle-Zélande. Puis, le P. Irénée qui reprend son prénom de baptême, Jan, est mis au service des immigrants dans toute l’Australie. Le P. Mart Lemmens, son Provincial se souvient: « Pendant une visite canonique, le P. Jan m’a raconté comment il est arrivé en Australie. Après une dizaine d’années, il avait l’impression que les Hollandais s’étaient bien incultures en Nouvelle- Zélande et qu’il était préférable de les faire participer à la vie paroissiale plutôt que de former des groupes à part. Par contre en Australie beaucoup d’immigrants, ainsi que des réfugiés politiques vietnamiens, avaient besoin d’aide. Au lieu de faire du bricolage surplace, il a fait ses valises et s’est rendu en Australie en 1969 pour y effectuer le même travail apostolique et social ». Lorsque le P. Jan revient en vacances, il organise une rencontre pour toutes les familles des immigrants Page :231/231 avec lesquels il se trouve en relation en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il leur communique des nouvelles, les connaissant tous personnellement et il distribue les cadeaux qu’il a rapportés pour eux de la part de leur famille. Il se trouve fort estimé comme aumônier des immigrants. Un converti à la spiritualité mariste. A Sydney, le P. Jan a de bonnes relations avec les Frères Maristes qui lui demandent d’assurer les cérémonies religieuses. Très vite il devient leur aumônier et le reste pendant 25 ans: « Il connaît tous les Frères Maristes de la province. Je pense qu’il vit plus la spiritualité mariste que la nôtre. C’est normal pour quelqu’un qui vit durant 25 ans parmi eux, célèbre quotidiennement la messe dans leur chapelle, prêche leurs retraites, reçoit les professions temporaires et perpétuelles maristes. C’est une histoire unique! » reconnaît le P. Lemmens. Voici le témoignage que rend au P. Jan le Frère Robert Love, au jour des funérailles: « Jan était une personne très aimable et distinguée, menant un style de vie simple, équilibré. Un prêtre qui vivait la foi, l’espérance et la charité. Il avait une dévotion spéciale pour l’eucharistie. Il avait la qualité d’être auprès des gens aux moments où lis avaient besoin de lui. Qui que ce soit devenait son ami, car il était passionné de bonté pour tous ceux qui faisaient appel à lui, Hollandais, Vietnamiens, frères Maristes. Il possédait beaucoup d’humour et il savait s’émerveillé devant les petites choses de la vie de tous les jours. Une phrase du livre “Le Petit Prince’ de Saint-Exupéry s’applique à lui: on ne peut bien voir qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible à l’œil. Jan a suivi le chemin du Cœur.. ». Le 21 juillet, le P. Jan revient aux Pays-Bas pour fêter ses noces d’or sacerdotales à Eindhoven parmi sa famille et un peu plus tard à Boxtel parmi sa famille religieuse. Plein d’enthousiasme, il retourne en Australie où le 30 septembre il est frappé par une hémorragie cérébrale. Il meurt à l’hôpital de Sydney le 15 octobre 1995. Il est inhumé au cimetière de Ryde à Sydney, au cimetière des Frères Maristes qui fait partie du cimetière public nommé ‘Field of Mars’. Une eucharistie est célébrée pour lui aux Pays-Bas à Lennisheuvel en présence de sa famille, de ses frères Assomptionnistes et des Oblates de l’Assomption. Page :232/232

Bibliographies

Bibliographie et documentation: Documents Assomption, Nécrologe (VI) 1994-1995, p. 129-130. De Schakel, n° spécial 1995 (overleden), p. 46-60. Note sur le P. Jan Van Melis, Rome, 10 janvier 1959. Dans les ACR, du P. Jan Van Melis, deux correspondances (1939 et 1949) et une note sur la mission en Nouvelle-Zélande.