Jean-Gabriel Chatelin – 1923-2001

Le Père Jean-gabriel Chatelintc “Le Père Jean-gabriel Chatelin”
(1923-2001) – France



Jean-Raymond est né le 14 mars 1923 à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret. Après des études primaires dans son village, il rejoint, à l’âge de 15 ans, et pour deux ans, en 1938, l’alumnat des Vocations tardives de Saint-Denis (Région parisienne). Une année ensuite à Chanac (Lozère) puis les humanités, de nouveau à Saint-Denis. En 1942, on le trouve à Pont-l’Abbé-d’Arnoult (Charente Maritime).
Il prendra l’habit religieux sous le nom de Jean-Gabriel, le 29 septembre 1942. La première profession le 4 octobre 1943. Deux ans de philosophie à Layrac (Lot-et-Garonne), avant d’effectuer son service militaire, de 1944 à 1946 en Indochine.
En 1946, dernière année de philosophie à Lormoy (Essonne) et de 1947 à 1951, études de théologie à Lormoy. C’est là qu’il fera profession perpétuelle le 23 novembre 1948 et il sera ordonné prêtre à Lormoy le 10 mars 1951.
Sa première obédience ? Il n’ira pas très loin puisqu’il assurera l’économ­at de Lormoy durant deux ans. En 1953, c’est le départ pour Tuléar (Madagascar). Il fut un des trois fondateurs de la Mission Assomptionniste à Tuléar, auprès de Mgr Michel Canonne et du Père Jean-Louis Balme.
Le Père Maurice Laurent, de Madagascar a envoyé un magnifique texte, très humain, très élogieux sur le Père Jean-Gabriel. Je me permets d’en citer de longs passages car, au centre de la Province, on ne le voyait que rarement et il ne rentrera définitivement que le 11 février 2000 pour rejoindre notre maison de repos de Lorgues (Var).
“Dieu seul connaît le fond des cœurs et il sait seul la foi et l’amour que le Père Jean-Gabriel a déployés, tout au long de sa vie auprès des plus pauvres pour leur apporter la Bonne Nouvelle… Malgré sa corpulence et l’ardeur de son activité, le Père Jean-Gabriel n’était pas homme à occuper le devant de la scène. Il connaissait trop ses limites dans tous les domaines pour s’attribuer quelque importance. C’était un grand timide qui exagérait ses inaptitudes mais qui les dépassait à chaque instant”.
Il sera tout de même supérieur de Tuléar de 1958 à 1964 et de 1989 à 1998 à la maison Saint-Georges, à Belemboka. Il animera deux autres postes : Ampanihy-Ouest de 1964 à 1982 et Androka, de 1982 à 1989.
Cette longue vie de missionnaire est bien ramassée dans ce texte du Père Maurice :
“Que de gens n’a-t-il pas aidés ! Des hommes, des femmes, des enfants, des malades, des aveugles, des vieillards, des bébés à nourrir, des jeunes à scolariser. Il n’aimait pas que l’on connaisse sa générosité… Que d’œuvres n’a-t-il pas entreprises pour venir au secours des gens et vivre concrètement l’Évangile : des jardins à Bekako, à Bokonake, à Androka pour montrer que l’on peut obtenir des fruits et des légumes même dans une terre ingrate ; des “villages gaulois” pour l’accueil des catéchistes et des élèves éloignés des centres ; des écoles, des chapelles, des dispensaires… Rien n’arrêtait l’esprit d’initiative du Père Jean-Gabriel.”
Mais la maladie lui donnait beaucoup de handicaps de toutes sortes et à son grand regret, il dut renoncer à revoir sa chère île de Madagascar.
Il rejoint alors Lorgues, en février de l’an 2000 et sa santé continue à être ébranlée. Il aura toutefois la joie de célébrer en 2001, ses noces d’or de vie sacerdotale.
Il s’éteindra la veille de Noël, le 24 décembre 2001 à l’hôpital de Draguignan et les obsèques auront lieu le 28 décembre, dans notre chapelle de Lorgues. Le Père repose dans notre caveau de Lorgues, au milieu de nombreux confrères.

Bibliographies