VASILE CRISTEA – 1906-2000

Monseigneur Vasile Cristea est décédé le 17 janvier à la Casa San Gaetano de Rome, où il s’était retiré en 1990. Ses obsèques furent célébrées au Collège roumain, dont la chorale assura les chants. Mgr Lucian Muresan, Métropolite de Fagaras et Alba Julia (Église roumaine unie à Rome) présidait, entouré de vingt prêtres de rite oriental et de quatre de rite romain, venus de Due Pini. La cérémonie fut suivie de l’inhumation dans le caveau de l’Assomption.

Jeunesse et formation : 1906-1932

Vasile Cristea naquit le 24 février 1906 à Tarnava Mica, au diocèse de Blaj, en Transylvanie. Son père était un excellent prêtre catholique de rite oriental, qui eut trois fils prêtres célibataires.

Après ses études au lycée de Blaj, où enseignaient des Assomptionnistes,il entra au séminaire diocésain et fréquenta notre Casa Domnului. Il reçutle sous-diaconat, le diaconat et puis le sacerdoce à Blaj, le 27 mars 1932.

Le 16 octobre 1932, l’évêque Valerius Frentiu lui remit l’habit assomptionniste. Le novice fut fervent, humble, exemplaire et mortifié.

Blaj : 1933-1946

Profès le 17 octobre 1933, il fut affecté à la Casa Domnului et s’y montra très actif. Il confessait beaucoup, préparait bien les prédications, s’occupait des alumnistes, faisait fonction d’économe et, à partir de 1934, assurait les cours de religion au lycée.

Collège roumain : 1946-1950

En 1946 il fut appelé à Rome pour succéder au Père Evrard à la direction du Collège pontifical roumain. Le 19 novembre de la même année, la Roumanie prit un virage dont les conséquences ne se firent pas attendre. Le roi Michel abdiqua le 30 décembre. À Bucarest, le 7 octobre 1947, à sept heures du matin, les Études byzantines furent investies par cent dix policiers. Le 1er octobre 1948, l’Église catholique de rite oriental, qui comptait 1 561 000 fidèles, plus de 180 paroisses, 1 906 prêtres, 318 religieux et 1 828 religieuses, fut intégrée dans l’Église orthodoxe. L’Assomption entra dans la clandestinité. Et le collège roumain de Rome cessa en 1950, faute de séminaristes.

Florence : 1950-1960

Seul Assomptionniste roumain hors de son pays (il se demandait pourquoiet pour quoi), le Père fut affecté à la communauté de Florence. Pieux et dévoué, il passait ses journées à l’église Santa Maria Magdalena de Pazzi, confessait et prêchait beaucoup. Soucieux de ses compatriotes de la Diaspora, il les visitait pour les réconforter et, sur les ondes de Radio Vatican, participait à leur animation spirituelle.

Épiscopat : 1960-2000

Le 2 juillet 1960, Jean XXIII le nomma exarque des Roumains unis à Rome qui vivaient en Europe occidentale et en Amérique. Il prit pour devise : Sa fie una : qu’ils soient un ! Il reçut la consécration épiscopale enla basilique vaticane le 8 septembre.

 La Lettre à la famille a longuement célébré l’événement, qui rassembla l’élite des Roumains dispersés, ranima leur espérance et leur patriotisme. Jean XXIII reçut le nouvel évêque à Castelgandolfo le 17 septembre.

Les “colonies” roumaines étaient établies en Italie, France, Allemagne et Grande-Bretagne. Au centre des Etats-Unis (Ohio, Illinois et Michigan), ils étaient six mille, répartis en dix-sept paroisses desservies par quinze prêtres. La visite pastorale de 1962 outre Atlantique dura trois mois.Seul évêque roumain, Mgr Cristea participa, avec six autres évêques assomptionnistes, aux travaux du Concile de Vatican II. En novembre1963, Paul VI le nomma consulteur de la Congrégation pour l’Église orientale.

De 1960 à 1990, il avait résidé à Passeggiata del Gianicolo à Rome, gardant des liens étroits avec la maison généralice. L’Assomption a toujours été sa famille. Il est enterré au caveau de la Congrégation au Verano (cimetière de Rome).

Bibliographies