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  • Le Conseil général plénier en terre Massaï…

    Du 1er au 11 juin 2018 se tient à Arusha en Tanzanie, le Conseil Général Plénier, une instance qui réunit régulièrement tous les Provinciaux de la Congrégation. Le fil rouge nous est proposé par le Père Benoît Bigard, Provincial d'Europe.

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Un weekend entre Assomptionnistes d'origine africaine...

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Du jeudi 10 au 12 mais 2018, les religieux originaires d'Afrique et vivant en Europe se sont réunis au séminaire des Spiritains à Paris (Rue du Père Mazurié, Chevilly-Larue) pour réfléchir sur leurs expériences en Europe. À cette rencontre étaient présents le Père provincial, Benoît Bigard et le père Fabien Lejeusne, assistant chargé de l'accompagnement de l'Assomption en Afrique de l'Ouest.
Un weekend entre Assomptionnistes d'origine africaine...

Les Frères d'Afrique autour du Provincial à Paris

Quatre temps ont constitué cette rencontre de la trentaine de Frères venus de France, d'Espagne, de Belgique, de Grèce, d’Italie, d'Angleterre, et originaires du Burkina, du Togo, du Congo RDC et du Kenya : partager des expériences, échanger sur leur état de missionnaires et d’apôtres en Europe, sur l’internationalité à l’Assomption, et les liens avec leurs pays d’origine.

Missionnaires et apôtres dans une Europe sécularisée

Après le premier choc à la descente de l’avion
Pour la plupart, le choc culturel dès la descente de l’avion reste inoubliable : égarement à l’aéroport, découverte d’autres accents linguistiques, découverte d’une société fortement sécularisée avec des églises presque vides, d’une société techniquement très équipée, etc.

Accueilli mais pas accepté

Certains Frères ont vécu l’expérience d’un accueil formidable dans leur communauté, leur paroisse de mission ou leur ville. Mais au-delà de l’accueil formel, d’autres attendent d’être accepté, car il ne suffit pas d’être bien accueilli pour se sentir chez soi, surtout face à cette question que la majorité des Frères ont entendue au moins une fois : « alors, tu retournes quand chez toi ? »

Tu retournes quand chez toi ?

L’Assomption internationale est plus qu’un mot
Mais heureusement, l’Assomption est une réelle famille et est la même presque partout, ce qui aide à dépasser le choc culturel dans la société occidentale. Le Christ qui nous unit est vraiment plus fort que les réalités qui nous différencient. L’évidence forte de l’interculturalité et de l’internationalité est une force intérieure à l’Assomption. Cela est à préserver et à enrichir davantage.

Des idées, des actions, des convictions

Plus on est fort intérieurement, plus on peut porter des poids qui nous viennent de l’extérieur

Pour surmonter certaines difficultés, les Frères se sont donné des idées. L’objectif, c’est de permettre à chaque missionnaire de réussir la mission de l’Assomption et de l’Église dans son lieu de présence. Pour cela, il faut parfois faire le deuil de ce que l’on a apporté de chez soi, se recentrer sur l’essentiel autant que possible (Dieu, la communauté) car, plus on est fort intérieurement, plus on peut porter des poids qui nous viennent de l’extérieur. Des rencontres avec d’autres Africains déjà expérimentés en Occident peuvent inspirer des solutions.

Entre études et mission

L’Europe ne semble pas avoir besoin de la mission pour laquelle des étrangers sont là.

En tant qu’étudiants, les Frères soulignent qu’ils sont dans de bonnes conditions pour étudier, même s’il y a une certaine tension à gérer dans les communautés où tout le monde n’étudie pas. Tout le monde ne comprend pas forcément le programme particulier d’un religieux étudiant. Quant à la mission proprement dite, elle est problématique dans la mesure où l’Europe ne semble pas avoir besoin de la mission pour laquelle des étrangers sont là. On a parfois l’impression que les valeurs de l’Église tombent en ruine et que les religieux africains sont là pour amortir la chute. Il faut peut-être que l’Église entière prenne conscience du fait qu’en Europe, sa force active s’est muée en force réactive ; on n’est plus au temps où l’Église montrait la route à suivre, mais de plus en plus, l’Église réagit aux chemins que le monde emprunte. Comment et quelles conséquences réalistes en tirer ?

Père Justin KASEREKA MWENDAKULALA, Congolais, supérieur de la communauté de Londres

J’ai pu apprécier cette rencontre que nous avons eue pour parler, échanger et s’enrichir mutuellement.

J’ai compris qu’en mission, nous apprenons aux autres le chemin vers le Christ et nous entrons dans cette même dynamique où nous avons aussi à découvrir des choses ; il y a donc un double apprentissage en nous et autour de nous.

Le Royaume n’est pas loin de là et nous le faisons tourner en nous mettant au service les uns des autres.

Père Benoit BIGARD, provincial d'Europe

L’idée c’était de permettre d’abord aux Frères de partager leurs expériences ; ce but a été atteint. Il faudrait plus de temps pour pouvoir aller vers des solutions, des suggestions, des propositions. On ouvre beaucoup de chantiers, mais il y a encore beaucoup à faire après la session : trouver des moyens pour faire vivre ce qui est initié ici pour résoudre un certain nombre de difficultés.

Père Fabien LEJEUSNE, assistant provincial

La première impression, tu n’as qu’une seule occasion de la donner

Au vu du nombre de Frère africains en Europe, il est important de prendre en compte leurs problématiques, les difficultés et les joies qu’ils rencontrent ici. Les premières heures d’un frère dans une culture qui n’est pas la sienne sont cruciales. La première impression, tu n’as qu’une seule occasion de la donner, dit-on. Cette première impression peut conditionner tout le séjour. Donc il nous faut être attentifs à cela. J’ai apporté intervenu sur les défis de l’Église en Europe. Ce qui m’a étonné c’est de me rendre compte que les questions sociétales, notamment autour de la famille ou des modèles de familles ont été beaucoup reprises dans les interventions qui ont suivi. Ce sont des réalités nouvelles pour les Africains. L’Église ne peut pas ignorer ces réalités.

Père Wilson GICHUKI WAWERU, communauté de Paris-François 1er

C’était un moment de détente, de partager.

Le thème était bien choisi. On a pu partager qu’on a parfois l’impression d’être des gens qui ont des certitudes et des forces intérieures chez nous en Afrique.

Mais une fois qu’on est à l’étranger, on perd certains de ces repères et l’on devient faible; parfois vulnérable.

Heureusement qu’il y a la fraternité à l’Assomption pour nous rendre forts dans la diversité culturelle.

Père Germain KASEREKA SALAMU, communauté d’Athènes

C’est une merveilleuse occasion de retrouvailles entre ouvriers africains du Royaume en terre de mission. J’ai apprécié les quatre temps de la rencontre. Il n’y a pas eu qu’un échange des joies et des peines ; il y a eu aussi des suggestions et des astuces pour le futur. Nous avons relevé des défis pour la congrégation en Europe, un monde balloté par les vents de la mondialisation. L’interculturalité et l’internationalité à l’Assomption sont une réalité tangible qui nous aide dans notre apostolat. À mon avis, il faudrait pouvoir organiser ce genre de rencontre régulièrement.

 

 

Bamogo