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Session inter-assomption : un clown pour enseigner l’obéissance ?

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Depuis vendredi 6 avril et jusqu'au 8, une quarantaine de jeunes de la famille de l’Assomption (Orantes, Petites Sœurs, Oblates, Assomptionnistes, Religieuses) sont réunis chez les Petites Sœurs de l’Assomption, rue Violet à Paris, pour une session de formation sur l’obéissance, avec Benoît Sévenier, le prêtre clown qui n’est plus à présenter.
Session inter-assomption : un clown pour enseigner l’obéissance ?

Jeune Assomption du 6-8 avril 2018

Benoit Sévénier, un clown de Dieu

Il a 51 ans et a été ordonné en 1997. Eudiste et professeur de théologie des sacrements, il est très connu en France pour les nombreuses formations qu’il donne dans un style pas comme les autres. 

Avant de rejoindre le centre d’accueil de la Roche du Theil(Bains-sur-Oust) où il est en mission actuellement, il était curé de la paroisse Saint-Régnobert de la Côte de Nacre et recteur de la Basilique Notre-Dame de la Délivrande à Douvres.

C’est en 2000 qu’il a pris des cours de clown et de comédie. L’art du clown est pour lui un exercice complémentaire à la mission d’évangélisation. Déjà ce samedi matin, la salle de conférence est bien animée, joyeuse et perméable à l’éclairage anthropologique qu’il donne du thème.

 

 

 

Maturité, autonomie et responsabilité

Le thème de la formation est intitulé « Maturité, autonomie, responsabilité : croissance personnelle et rapport à l’autorité dans notre Vie Religieuse apostolique. » L’objectif du père Sévenier, c’est qu’au terme de ce weekend, les jeunes puissent comprendre davantage comment à la suite du Christ, ils peuvent vivre l’obéissance et laisser Jésus apprendre à chacun la fraternité, le don de soi et l’humilié. La formation sera donc faite de moments de contemplation, des ateliers, des travaux en groupe et des temps de partages.

La journée du samedi a commencé par une célébration eucharistique présidée par Jean-Luc Eckert, responsable de la formation assomptionniste dans la Province d'Europe 

Éclairage anthropologique et pratique quotidienne

Lorsqu’il annonça à ses confrères qu’il vient parler d’obéissance aux jeunes, celui qui vit son sacerdoce comme une mission de « rebelle » à la suite du Christ a provoqué des fous rires. « Je suis content de ne pas être assomptionniste, lorsque j’ai vu que la porte d’entrée c’est le Règne de Dieu : quel degré d’exigence!», introduisit-il ce matin. Dimanche, les jeunes vivront un partage sur la manière dont l’obéissance est vécue dans chaque congrégation en référence aux textes fondateurs et à la réalité actuelle des communautés.

De gauche à droite : Sr Mathilde, oa ; Fr Paul, aa ; Sr Nhung, psa

Des convictions et des questions

Obéir nous révèle ce que nous sommes et nous conduit au-delà de ce que nous pouvons imaginer

En fin de matinée, les jeunes ont partagé avec le père Sévenier, des questions et des convictions. Il se sont demandé donc où est la liberté quand on tente un dialogue avec une autorité, jusqu’où faire confiance, à qui, à quoi et jusqu’à quel point peut-on désobéir ?
Toutes et tous sont convaincus que l’obéissance nous révèle ce que nous sommes et nous conduit au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Le dialogue rend libre et l’obéissance est censée conduire à la joie et la paix intérieures.

 

 

Le mot « obéissance » même est à définir chaque jour

Pour Paul Nguyen Van Duc, 30 ans, assomptionniste étudiant en théologie à Lille, l’échange de ce matin était très intéressant : « Le mot « obéissance » même est à définir chaque jour selon chaque situation. Benoît Sévenier nous a introduit sur des pistes pour comprendre déjà ce mot et ses divers sens. J’aime bien la personne du Christ comme première référence de l’obéissance. »

Selon Bui Cam Nhung, 31 ans, Petite Sœur en communauté à Vitry-sur-Seine, « il est important de prendre le Christ comme modèle d’obéissance. Il m’aide à me découvrir davantage. La dimension de l’obéissance est de l’ordre de la construction, de la confiance réciproque et de l’écoute mutuelle pour aller toujours au-delà. »

 

Obéir engage ma responsabilité

Frère David Bidini, 28 ans en communauté à Waluwe (Bruxelles), a retenu dans l’échange du premier jour que l’obéissance est une épreuve d’humilité : « humilité qui n’est pas négation de soi mais vertu de la relation. Le Père Sévenier a insisté sur le fait que l’obéissance engage ma responsabilité d’adulte sans m’infantiliser. J’obéis en toute conscience de mon acte. C’est ainsi qu’on peut vivre dans la fraternité et le dialogue. »

 

 

Bernard Bamogo