Ma chère fille,
Rien de plus simple que d’arranger la situation du P. Hip[polyte] (1). Ce n’était uniquement que pour vous que je le laissais à Auteuil. Préparez auprès des supérieurs la possibilité d’un changement de confesseur, et je vous l’enlève d’une manière flatteuse pour lui. Depuis un mois, il n’est presque pas de jour où les parents ou bien les élèves ne le réclament. Ainsi il sera facile de le faire venir et de lui présenter la chose sous un aspect agréable. Restez donc tranquille sur ce point.
Je voudrais bien que votre orpheline allât à Combié(2). Quant à Numa B[aragnon], il est encore sous le charme de Claire, laquelle s’est parfaitement conduite dans cette circonstance.
Je serai à Paris le 8 ou 9 février.
Cette lettre vous sera remise par le fils aîné de M. Durand qui s’engage(3).
Adieu, ma fille. Tout vôtre. J’ai une foule de choses, mais le moyen de les trouver avec des jaseurs(4) à côté de moi.

