Ma chère fille,
La lettre de Monseigneur du Mans est pour moi un mélange de bonté et de réserve, peut-être de prudence, dont je ne me rends pas bien compte. Ce qu’il y a de plus simple, c’est d’écrire à l’archevêque(1).
Soeur Fr[ançoise]-Eug[énie] voudrait inviter à la bénédiction de la chapelle les supérieures de Saint-Maur, de Saint-Vincent de Paul et de Besançon. Cela me paraît un peu trop. Saint-Maur, encore passe. Voulez-vous lui faire donner votre avis? J’oublie toujours de vous reparler du crucifix que l’on a dû vous demander pour Mme Daguilhan(2). Mgr Quinn, bien averti, veut du P. Tissot(3); je le lui lâche, mais à condition de l’avoir quelque temps à Nîmes, ne fût-ce que pour maintenir le principe; puis peut-être sa seule vue entraînera-t-elle quelques jeunes gens à nous venir.
Adieu, ma fille. Je succombe aujourd’hui sous ma correspondance.

