Vous savez, ma fille, qu’on a enfin vendu pour 400.000 francs; c’est quelque chose(1). Le P. Laur[ent] ne veut céder le reste que 500.000 et 600.000 francs. C’est de la folie, à mon gré et au gré du P. Hip[polyte]. Voyez, à votre retour, si vous le lui persuaderez.
Je serai à Paris du 15 au 20 juillet, mais en passant. Je vais à Arras avec mon évêque(2). M. Boucarut est absent; en ce moment je ne pourrais m’absenter.
Thérèse de Rocher a fait sa retraite. Il est convenu qu’elle entrera le 7 octobre, qu’elle prendra le bonnet le 15, et que si vous pouvez venir à Nîmes à cette époque, vous l’emmènerez. Toutefois sa soeur aînée l’effraie, à cause de sa santé. J’ai promis de vous demander si vous l’accepteriez, supposé qu’elle n’eût pas une santé meilleure que Soeur M.-Catherine. Je la crois de beaucoup meilleure, mais je prends ce terme de comparaison. Il me faut une réponse, parce que Marie, sa soeur, sape tant qu’elle peut ce que je fais.
Si vous trouvez à Londres quelque ouvrage intéressant sur l’Australie, soyez assez bonne pour me le procurer.
Adieu, ma fille. Je vous écris en courant, mais mon coeur est bien souvent préoccupé de vous devant Notre-Seigneur.

