Ma chère fille,
J’accepte bien volontiers la communauté de prières que vous me demandez, et je la continuerai autant que vous le voudrez. Les propositions que vous me communiquez me semblent bien avantageuses(1). C’est presque trop beau et je n’ose pas y compter. Je suis à attendre un homme d’affaires pour le partage(2), il ne sera ici que le 5. Si je puis être libre le 8, je vous le ferai savoir par dépêche électrique.
Je ne tiens pas du tout à aller du côté de la rue de Bourgogne, je persiste à préférer le côté du Faubourg Saint-Honoré. Il me semble que c’est le meilleur emplacement pour faire du bien, sauf meilleur avis. C’est le côté où il faut se tenir, si les loyers ne sont pas exorbitants. Et encore il me paraît que nous pourrions compter sur la Providence, si elle veut que ce quartier ait quelques ressources spirituelles de plus.
Je ne sais pourquoi je ne puis en ce moment tenir ma plume, je m’arrête. Que les histoires que vous me contez sont tristes et qu’il faut se tenir sur ses gardes(3)!
Adieu. Bientôt je vous dirai ce que je deviens.

