Ma messe était malheureusement promise pour le 16, ma chère enfant, mais je la dirai à vos intentions après-demain jeudi. J’espère qu’elle vous sera une preuve de tout mon bonheur à faire tout ce qui peut vous être bon et agréable. Je vous serai toujours reconnaissant, mon enfant, de m’initier à vos joies et à vos tristesses intimes, encore plus à vos tristesses qu’à vos joies.
La vie, me dites-vous, n’a rien d’agréable pour vous. C’est que vous commencez à l’envisager par son côté réel. Croyez-moi, c’est le point de vue très vrai et il n’y en a pas de meilleur. La pénitence est si rude que nous [ne] l’embrasserions pas de nous-mêmes, il faut que Dieu nous l’impose. Développez en vous les dons du Saint-Esprit; je lui demande, surtout pour vous, le don de force.
Adieu, ma chère enfant. Tout vôtre en Notre-Seigneur.

