Mon cher Philippe,
C’est moi qui décidément serai propriétaire des biens que ma mère laisse au Vigan(1). Je vous prie de m’envoyer au plus tôt:
1° L’indication des fermages ou loyers arriérés.
2° L’indication des diverses fermes et des loyers avec l’époque du renouvellement du bail.
3° La note des impositions.
4° La note des charges, pensions viagères, rentes constituées qui pèsent sur les différentes propriétés.
Enfin, il me semble que les fermiers doivent quelque chose. M. Poujol(2) m’a dit qu’ils n’avaient rien ou presque rien donné à la S[ain]t-Michel et qu’ils m’avaient demandé un délai jusqu’au mois de janvier.
Faites-moi savoir quand vous aurez touché de l’argent. Il est possible que j’aille au Vigan, c’est pour cela que je ne vous demande pas de m’en envoyer. Il est bien que l’on sache que je ne veux pas sans doute être dur, mais je veux de l’exactitude. Il faut faire les affaires comme affaires, sauf à voir ensuite ce que je ferai de mon argent.
Adieu, mon cher Philippe, j’espère avoir bientôt une réponse de vous(3).

