Il me revient de plusieurs côtés que ma chère fille M.-Catherine est écrasée, découragée, qu’elle ne se soigne pas assez, et tout cela me fait une peine immense. Car il me semble toujours que son âme est une petite fleur que le bon Dieu m’a confiée, et sur laquelle je dois toujours veiller, même de loin. Aussi je viens vous dire un petit bonjour, bien chère enfant, et vous conjurer de porter votre croix avec douceur et courage. Quand bien même la pauvre nature se révolterait, ce qui n’est point surprenant, souvenez-vous combien vous êtes aimée de Notre-Seigneur, quelles délicatesses d’amour il vous réserve, si de votre côté vous voulez être bonne pour lui. Il me semble que si vous vouliez être un peu plus tendre pour lui, votre époux, vous trouveriez votre force dans cette tendresse.
Adieu, mon enfant. Je demande à mon ange gardien d’être souvent à B[ordeau]x, auprès de ma fille Marie-Catherine.

