Mon bien cher enfant,
Je suis tout heureux de vous voir comprendre, comme vous le faites, le bonheur d’être à Rome. Continuez, mon cher ami, à vous nourrir de cette sève forte, que l’on puise dans les profondeurs de cette Eglise mère et maîtresse de toutes les autres. Ah! oui, vous êtes bien heureux, et, quand je pense à Rome, je me demande quand donc je pourrai y aller. Dans tous les cas, j’espère bien que ce sera pour le mois de mai, époque des canonisations des 23 martyrs du Japon.
Votre grande mortification doit être le travail. Ainsi j’approuve entièrement l’opinion du Fr. Vincent de Paul. Je suis tout heureux, du reste, de la confiance que vous avez en lui.
Adieu, bien cher enfant. Mille choses au Fr. Augustin. Tout vôtre avec la plus vive tendresse en N.-S.

