Bien cher Monsieur l’abbé,
Je voudrais bien aller à Toulon, mais je ne puis pas en ce moment fixer exactement le jour. Je viens de prêcher l’oeuvre des Ecoles d’Orient à Avignon, à Perpignan. Je suis, en ce moment, un peu écrasé par les retraites(1) que je viens de donner. Ici nous nous développons petit à petit. Savez-vous que le Pape, malgré le cardinal Pitra, malgré le cardinal Barnabo, malgré un vote de la Propagande, vient d’autoriser un jeune prêtre grec à entrer dans notre Congrégation? Il conservera son rite, ce qui est un fait unique, je crois.
Adieu, Monsieur l’abbé. Bonnes fêtes et bon an. Je vous écrirai, dès que j’aurai q[uel]q[ue] chose de positif relativement à ma prédication à Toulon. Veuillez agréer l’expression de mon dévouement le plus affectueux.

