DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 24

Il y a quinze jours qu’il n’a plus été au prieuré. – Soeur M.-Charlotte. – Le préfet du Gard.

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DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 24
Orig.ms. ACR, AD 1344; D’A., T.D. 23, n. 776, p. 114.

Nîmes, le 27 février 1864.
27 feb 1864
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Vous êtes bien aimable, ma chère fille, de m’envoyer ainsi vos petits billets. Je ne puis vous donner des nouvelles du prieuré; il y a quinze jours que je n’y suis allé, à cause de la neige et de la pluie. Nous avons des déluges en masse. Je suis un peu fatigué, mais enfin je vais mieux que je ne l’espérais.

Quant à Soeur M.-Charlotte(1), elle est bien bonne de se tourmenter: sa lettre est parfaite comme sentiments religieux, mais comprenez que si l’exploitation des couvents a ses inconvénients, l’exploitation des familles a bien son côté extraordinaire, pour ne pas dire révoltant. Je vais lui écrire deux mots sous votre couvert.

Savez-vous si le préfet du Gard a quelque chance de décamper(2)? C’est un voeu si universel qu’il faudra bien à la fin qu’on l’écoute.

Adieu, ma chère fille. Tout vôtre en Notre-Seigneur.

1. Soeur Marie-Charlotte de Robernier. 2. A ce moment, le préfet du Gard est toujours M. Dulimbert. Il quittera Nîmes en novembre 1865 pour la préfecture d’Indre-et-Loire.