Monseigneur,
J’avais espéré aller vous faire une visite dans le mois de juillet; la santé de mon évêque m’en empêche. J’autorise le P. Jérôme à faire quelques courses en Bulgarie afin de me remplacer et de voir si quelques jeunes gens ne voudraient pas venir ici se préparer à l’état ecclésiastique, en attendant que nous puissions aller de vos côtés.
Je prie Votre Excellence d’être convaincue que j’ai multiplié mes démarches pour trouver la somme dont elle m’avait parlé(1). Cela m’a été impossible à cause de la crise financière que nous traversons et qui rend l’argent beaucoup plus rare qu’on ne le pense. Il eût fallu accepter des conditions presque aussi onéreuses qu’à Constantinople.
Le P. Jérôme vous remettra de ma part ce que mon évêque a écrit contre M. Renan(2). Je désire que ce léger souvenir vous soit agréable.
Je suis, Monseigneur, avec respect et toujours avec la plus vive reconnaissance de vos bontés, votre très humble et obéissant serviteur.

