DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 102

Une maison pour elles à Andrinople. – Soeur M.-Augustine. – Il a reçu son novice de Lyon.

DR05_102
2267
DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 102
Orig.ms. ACR, AD 1354; D’A., T.D. 23, n. 799, pp. 131-132.

[Nîmes,] 25 juillet [18]64.
25 jul 1864
Nîmes

Ma chère fille,

Le consul français à Philippopoli se fait fort de vous avoir à Andrinople une maison qui ne vous coûtera rien, et 2.000 francs par an pour 4 religieuses, pourvu que vous vous engagiez à y envoyer une colonie le plus tôt possible(1).

J’ai eu ce matin une conversation avec Soeur M.-Aug[ustine]; elle est convaincue que vous tenez à ce qu’elle reste à Paris. Je vois qu’elle n’est pas très éloignée de ce but. Vous savez que j’ai été bien aise de l’avoir pour vous en débarrasser. Je lui ai bien fait comprendre qu’elle irait là où elle le préférerait. Pour le quart d’heure elle me fait l’effet de pencher vers M. Gay; mais je soupçonne que prévoyant qu’elle ne sera pas élue par la maison de Nîmes pour le Chapitre, il lui sera pénible de retrouver ses Soeurs qui lui auront infligé cette petite humiliation. Toutefois on trouve qu’elle se sanctifie tous les jours un peu plus: c’est le dire [de] Soeur Fr[ançoise-] Eug[énie] et de Soeur M.-Gabrielle.

Adieu, ma fille. J’ai reçu votre novice de Lyon. C’est une nature carrée du genre du P. Hippolyte, avec plus de moyens.

Tout vôtre en Notre-Seigneur.

1. Mère M.-Eugénie répondra le 5 août: « Vous me parlez d’une proposition… pour nous établir à Andrinople. Je ne demande pas mieux pour mon compte que de l’accepter mais, étant si près du Chapitre général, il faut que je l’attende. Cela fera à peu près un mois de retard dans la réponse. Pensez-vous que je [ne] puisse prendre ce temps et seriez-vous assez bon pour en donner la raison? » – Pas de réponse à cette question dans les lettres conservées du P. d’Alzon.