DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 124

Le jour de la Sainte-Rose serait tout indiqué pour voir ce que vous avez à faire dans la voie de cette vie plus sérieuse dont vous avez parlé à votre mère.

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DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 124
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 401; D’A., T.D. 29, n. 20, pp. 21-22; QUENARD, pp. 17-18.

Le Vigan, 29 août [18]64.
29 aug 1864
Le Vigan

Quoique j’espère vous voir vendredi prochain, ma bien chère fille, je veux vous souhaiter la Sainte-Rose. [Bien que] votre dévotion pour cette charmante petite sainte ne soit pas une dévotion d’imitation absolue, il me semble qu’il y a dans sa vie bien des vertus que vous pourriez prendre, ne fût-ce que son ardent amour pour Notre-Seigneur. Pourquoi cet amour ne vous embraserait-il pas? Si vous persistez dans les projets que vous avez manifestés à Madame votre mère, pourquoi ne vous appliqueriez-vous pas à cette vie plus sérieuse dont vous lui avez parlé? Le jour de sainte Rose serait une bien belle fête pour voir ce que vous avez à faire. J’ai promis de vous faire voir tous les inconvénients de la vie que vous embrassez, je crois m’être suffisamment acquitté de ma promesse. Si vous persévérez à préférer à tout votre couronne blanche et votre lys, eh! bien, soyez donc une fille tendant à la perfection.

J’arriverai vendredi matin, je pourrai vous voir à 9 heures et réserver pour vous la messe du samedi.

Adieu, chère enfant. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.