Mon très cher,
Votre lettre est charmante. Que puis-je vous dire de plus? Les nouvelles que vous me donnez sont assez bonnes; je voudrais un plus grand nombre d’élèves, mais il faut vouloir ce que Dieu veut. Veuillez me rappeler le décret que demande le P. Galabert(1), quand je serai de retour à Nîmes. Quid plura? Vraiment, je n’en sais rien. Ici, pas moyen de s’occuper de grand’chose; puis je dors, je dors, toujours je dors. Voyons: pas toujours, mais onze heures par jour. N’est-ce pas assez? Pourtant, je fais une retraite à ma façon, afin de ne pas trop me fatiguer. Mais je tiens à constater que je suis en retraite. Je félicite le jeune Aillaud de venir à l’Assomption. Adieu. Je vous félicite d’être miss[ionnaire] ap[ostolique].

