Bien cher ami,
Je viens m’adresser à vous, parce que je suppose votre frère, le P. V[incent] de P[aul], trop occupé pour avoir le temps de s’occuper de certains détails. Il ne s’agit ni plus ni moins que de dire à la poste que je prie qu’on me garde toutes mes lettres jusques à jeudi prochain. J’espère que vous apprécierez cet acte de confiance. Je vous en réserve beaucoup d’autres de ce genre, dont vous serez certainement très flatté. Vous savez que je n’ai rien de caché pour vous.
Priez le bon Dieu pour moi. Depuis quinze jours, je fais un simulacre de retraite. Adieu, cher ami. A l’immense plaisir de vous embrasser avant huit jours.

