Cher ami,
Pour calmer vos scrupules(1), je vous ordonne de venir passer vos vacances dans le Midi. Quant à l’époque où vous viendrez au Vigan, je souhaite que ce soit celle où j’y serai moi-même. Tâchez de quitter Paris dans les premiers jours du mois d’août.
Je n’ai pas de nouvelles du P. Vincent(2). Le P. Augustin m’écrit son bonheur d’être retourné chez vous. Vous le connaissez, remontez-le. C’est une pauvre tête. Le P. Jean-Baptiste fait toujours ici à merveille. Lui et le P. Raphaël auront fait en un an six missions, sans compter les retraites. Nous les envoyons toujours ensemble. Les pots de confiture sont évidemment attendus. Nous avons quinze à seize novices ou postulants. Il faut nourrir tout cela. Je suis ici jusqu’au 8 juin.
Adieu, cher ami. Mille choses à tous les nôtres. Je suis abasourdi de la santé du P. Hippolyte(3). Nous avons ici des eaux thermales. Je ne serais pas surpris qu’elles vous fassent du bien. Mille fois vôtre en N.-S.

