DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 337

Je viendrai vous voir samedi. – L’issue de la retraite de votre retraitante était à prévoir. – Soeur M.-Laurence. – Soeur Thérèse-Augustine. – Les patrons sont arrivés: coiffure atroce, robe très bien.

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2545
DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 337
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 35, n. 2, p. 80.

Le Vigan, 7 juin [18]65.
7 jun 1865
Le Vigan

Je serai à Nîmes samedi matin et j’espère, vers 10 heures, aller vous faire une visite. Vous voyez qu’il me tarde de vous voir. Le P. Hippolyte veut me garder q[uel]q[ues] jours; moi, je ne veux pas.

Le dénouement de la retraite de votre retraitante m’était très facile à prévoir, et c’est pour cela que je ne m’en suis pas mêlé. Quand elle aura assez de sa vie de vieille fille, elle changera d’avis; pour le moment, il faut la laisser barboter entre un beau-frère qui lorgne ses écus et son neveu qui les lui mangera. (Ceci pour vous seule). J’engage fort à ne laisser Soeur M.-Laurence partir(1) que quand elle verra clair dans ses affaires; alors elle pourra les terminer de loin.

Je crois bien que Soeur Thérèse-Aug[ustine] arrivera bientôt, autant que je puisse m’en douter par une lettre de Soeur M.-Aug[ustine], qu’elle a dû porter à Nîmes. Adieu, ma fille. Prenez vos maux en patience; je viendrai bientôt vous en prendre les trois quarts, si je puis. Mille fois vôtre.

Vos patrons(2) sont arrivés: la coiffure est trouvée atroce, la robe très bien.
1. Le texte a: *ne* partir que… Voir *Lettre* 2563. Soeur M.-Laurence Gontier était originaire d’Alais. 2. Pour l’habit des Oblates.