DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 45

Ma dernière lettre ne vous a-t-elle pas effrayée? – Je demande à N.-S. de me donner l’action convenable pour vous pousser à la perfection.

DR06_045
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DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 45
Orig.ms. ACR, AM 45; D’A., T.D. 37, n. 10, p. 21.

Paris, 12 mars 1866.
12 mar 1866
Paris
*Mademoiselle Angélina Chaudordy* 13, rue Régale* *Nîmes*.

Ma chère Angélina,

J’arrive. N’avez-vous pas une certaine terreur? Le joug que je vous propose ne vous épouvante-t-il pas? Et ma dernière lettre ne vous a-t-elle pas un peu effrayée(1)? Répondez-moi [tout] de suite, non à Paris, d’où je pars dans deux ou trois heures, mais à l’évêché de Montauban, où je serai jusqu’à vendredi matin. Pour moi, je vous avoue que c’est avec une impression très profonde que je vois arriver le moment, où je serai tout à fait votre père. Je demande du plus intime de l’âme à N.-S. de vous faire la grâce d’être une vraie fille, et de me donner l’action convenable pour vous pousser à la perfection, à laquelle vous êtes appelée.

Adieu, ma fille. Mille fois vôtre en N.-S.

1. « Voyez si vous aurez le courage de vous étendre sur la croix, de donner votre vie entière sans partage », lui a écrit le P. d’Alzon deux semaines plus tôt (*Lettre* 2763).