DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 47

Conduite à tenir vis-à-vis d’une enfant.

Ma chère fille,

Votre lettre m’est arrivée une ou deux heures avant mon départ de Paris. J’y ai sérieusement réfléchi. Il y a à prier beaucoup, mais à encourager beaucoup. Le pacte est nul s’il est rétracté. Seulement il est possible que, comme punition, Dieu permette qu’elle soit longtemps tourmentée; mais si vous la soutenez un peu virilement, elle en tirera de la confusion, de l’humilité, le besoin de la prière et de la pénitence, la défiance d’elle-même, le sentiment de la nécessité de se jeter tout entière dans les bras de Dieu. Tout cela est excellent et le diable peut être confondu en ceci, si vous savez vous y prendre sans mollesse et sans considération personnelle.

Adieu, ma fille. Voyez comme il faut devenir des saints pour soi et pour les autres. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.