DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 85

Négociations avec la Chartreuse.

DR06_085
2820
DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 85
Orig.ms. ACR, AG 160; D’A., T.D. 27, n. 160, p. 122.

Le Vigan, lundi [le 9 juillet 1866](1).
9 jul 1866
Le Vigan

Cher ami,

Il était trop tard pour répondre par le courrier de ce matin. Je vous dirai: 1° qu’il y a deux ans j’ai tenté l’affaire de la Chartreuse, et j’ai échoué; 2° que, dans cette situation, une lettre de moi peut être inutile; 4° [sic] qu’on ne demandera pas d’obédience; 5° que le P. Raphaël pourrait ouvrir la négociation par manière de conversation et ajouter que, s’il fallait, vous feriez le voyage de la Chartreuse(2); 6° avant de partir, le P. R[aphaël] ferait bien d’aller chez M. Boyer se faire expliquer une négociation commencée par mon intermédiaire, à propos d’une réimpression des livres de chant des Chartreux à l’aide de la lithographie et par les procédés Boyer. L’affaire peut réussir, si nous nous servons de la question lithographique d’une façon habile. Vous feriez bien pour cela d’accompagner le P. Raph[aël] chez Boyer.

Je traite depuis ce matin l’affaire des Oblates à vous fournir. [Le] Père Hip[polyte] pousse des cris d’aigle(3).

Adieu, très cher. Mille fois vôtre. Si je n’étais pas très pressé, je vous écrirais plus longuement.

1. Date proposée par le P. Vailhé. En effet, cette lettre est une réponse à une lettre du P. Bailly datée de juillet 1866, sans précision de jour, mais qui est elle-même motivée par une lettre du 7 juillet que le P. Bailly a reçue du P. Raphaël Jourdan. Selon le souhait du P. Jourdan, le P. Bailly demande au P. d’Alzon une réponse pour mardi, c’est-à-dire pour le 10 juillet. Notre lettre est datée d’un *lundi* qui ne peut être que le 9. 2. Le P. Raphaël Jourdan va faire une demande à la Chartreuse de Grenoble pour essayer d’y obtenir un prêt. Il attend pour cela du P. d’Alzon une lettre d’obédience, une lettre de recommandation et un celebret (Jourdan à Bailly, 7 juillet, et Bailly au P. d’Alzon, 8 juillet). 3. Le P. Hippolyte ne trouve pas les Oblates assez formées pour essaimer à Nîmes et s’y occuper de l’infirmerie et de la lingerie du collège. Agir ainsi, dit-il, s’est « compromettre l’oeuvre pour l’avenir » (à Galabert, 13 août).