DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 121

Combien je suis heureux que vous vous sentiez *des nôtres*. – Le P. Vincent de Paul ne tarit pas d’actions de grâces à votre égard. – La retraite n’a pas fait de moi un saint.

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DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 121
Orig.ms. ACR, AP 406; D’A., T.D. 34, n. 53, p. 102.

Le Vigan, 15 août [18]66.
15 aug 1866
Le Vigan

Quand même vous ne m’auriez pas écrit, ma bien chère fille, je n’aurais pas voulu laisser passer la fête de l’Assomption, sans vous dire combien j’étais heureux de vous sentir des nôtres, comme je me sens parfaitement vôtre. Vous avez été admirable pour le P. Vincent de Paul(1): il ne tarit pas d’actions de grâces à votre égard.

Vous croyez que ma retraite m’a fait du bien. Dieu vous entende! Je ne suis pas du tout embrasé, je suis encore moins un saint. Dites à Blanche que je serai heureux d’avoir de ses nouvelles. Mille souvenirs à vos enfants. Je sors de retraite et suis dérangé, mais je tiens à envoyer un petit bonjour à une si bonne fille.

Croyez que je sens bien tout ce qui vient de votre coeur et que je vous le rends avec la plus paternelle et vraie affection.

A l’instant je reçois la lettre d’Emile, mais j’ai un petit mouvement nerveux qui m’empêche de tenir la plume; je lui écrirai au premier jour.
1. Le P. Bailly vient de passer quelques jours à Sète pour le recrutement du collège, et en cette occasion il a bénéficié, écrit-il au P. d’Alzon, du dévouement extraordinaire de Mme Doumet (9 août).