DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 155

Une lettre. – M. Castelnau. – J’ai la conviction que vous et votre congrégation touchez à une heure décisive.

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DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 155
Orig.ms. ACR, AD 226; D’A., T.D. 23, n. 898, p. 227.

Montauban, 9 octobre 1866.
9 oct 1866
Montauban

Ma chère fille,

En arrivant à Montauban, j’ai trouvé la lettre ci-jointe. M. Castelnau est un bon prêtre, et vous pouvez lui faire écrire en toute confiance. Je ne lui réponds pas, mais faites-lui savoir que vous vous êtes chargée de me faire remplacer.

J’emporte de ma course à B[ordeau]x(1) la conviction que vous et votre Congrégation touchez à un moment très solennel. C’est l’heure décisive pour la formation de la constitution morale de cette vie intérieure, par où une famille spirituelle se met sous la main de Dieu et travaille à l’oeuvre qui lui est confiée.

Adieu, ma fille. Priez pour la retraite(2) qui me semble s’annoncer assez bien. Tout à vous en Notre-Seigneur.

Mille choses à la Mère M.-Gonzague.
1. Le séjour du P. d’Alzon à Bordeaux fut très bref. La seule journée complète qu’il put y passer est celle du 7 octobre. Il y était venu pour discuter avec Mère M.-Eugénie, et peut-être aussi avec des personnalités ecclésiastiques bordelaises, des problèmes créés aux Religieuses de l’Assomption par l’archevêché de Paris. 2. La retraite pastorale de Montauban dura du 8 au 13 octobre. « Vos auditeurs ne parlent plus que de vous », écrira au P. d’Alzon quelques jours après la retraite, Mgr Doney évêque de Montauban.