Mon cher ami,
Nous sommes tout heureux de voir votre astre(2) monter sur l’horizon. Dieu veuille qu’il monte ainsi perpétuellement! Quant au Fr. Claude, rassurez-vous, je n’y tiens pas(3). Nous chercherons quelqu’un; cherchez-le même d’avance, car le Fr. Alexandre vous sera enlevé. Vous voyez qu’on augmente le nombre des religieux. Frère Vital fait ici une petite classe; il la fait bien, sauf ses brutalités. Si Frère Alexandre est fatigué, on peut lui donner Frère Vital pour l’aider à la sacristie, mais il brisera tout. Je songeais à lui pour surveillant général ou surveillant de la division la plus désagréable. Il est très monté de ce que j’ai appelé à l’ordination(4) Frère François et surtout Frère Pierre-Baptiste, et que je ne l’ai pas appelé, lui. Peut-être la leçon lui sera-t-elle bonne?
A vendredi matin. Adieu, bien cher ami. Je suis à me soigner, car franchement je ne sais si je pourrai prêcher le soir de la première communion(5). Dans tous les cas, je n’assisterai pas au déjeuner. Je vous embrasse sur les deux joues.

