DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 436

Combien je souffre de vos souffrances. – Dieu veut cette transformation de l’âme par la douleur. – « Savoir accepter ce que Dieu permet pour purifier ses oeuvres. Jamais je n’ai cru comme aujourd’hui que la vôtre était la sienne ». – J’ai attrapé une extinction de voix.

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DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 436
Orig.ms. ACR, AD 1463; D’A., T.D. 23, n. 962, p. 293.

Nîmes, 31 décembre [18]67.
31 dec 1867
Nîmes

Je voulais vous écrire hier, ma chère fille, uniquement pour vous dire combien je souffre de vos souffrances, et combien je prie Dieu de vous y faire trouver la sainteté, qui veut cette transformation de l’âme par la douleur. Aujourd’hui j’y ajoute mes voeux de bonne année.

Monseigneur de Nîmes est outré des procédés que vos lettres révèlent(1); mais il faut savoir accepter ce que Dieu permet pour purifier ses oeuvres. Jamais je n’ai cru comme aujourd’hui que la vôtre était sienne.

J’aurais dû aller à Lavagnac, j’ai attrapé une extinction de voix et j’ai cru prudent de rester. Adieu, chère fille. Mes voeux à toute votre communauté. J’ai été les porter hier à vos filles du prieuré. La Mère M.-Gabrielle ira la semaine prochaine à Montpellier.

Mille fois vôtre, et du plus profond de mon coeur de père et de vieux ami.

Je demande mille pardons à Soeur M.-Charlotte, si je ne lui réponds pas.
1. Affaire de Reims. Voir *Lettre* 3202 et note.