Cher ami,
Tout s’arrange, j’espère que nous aurons des fonds. Monseigneur compte monter à l’Espérou au commencement de mai, un espéruvien est venu le trouver. Voici un mot pour Mazon, curé de Camprieu(1).
Le P. Halluin veut le Fr. Vital(2); donnez-le lui, mais prévenez-le que, s’il n’est pas content, tant pis pour lui. On partira de Paris pour Arras le 30 novembre, il faut tenir à ce que nous avons dit. Le P. P[ierre]-B[aptiste] a affaire à l’Espérou; [le] Fr. Paul a aussi ses affaires qui l’empêcheraient de venir trop tôt. [Le] P. Halluin pourra partir le 21 pour Paris, il aura ses huit jours(3); mais, de grâce, ne revenons pas sans cesse sur ce qui a été convenu.
Si vous pouviez nous venir, peut-être bien des aspérités entre le P. Em[manuel] et vous seraient-elles aplanies, mais je ne dis pas que vous reveniez [tout] de suite.
Adieu et tout vôtre.

