DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 198

J’ai transporté au P. Galabert mes droits sur ma créance. – Le Pape est assailli de menaces. – Trois républiques.

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DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 198
Orig.ms. ACR, AE 291; D’A., T.D. 25, n. 291, p. 237.

25 déc[embre 1868].
25 dec 1868

Cher ami,

J’ai pris les ablutions à minuit et j’ai le temps de vous remercier de vos bons voeux. Dans votre lettre précédente(1), je ne réponds qu’à ceci, j’ai transporté au P. Galabert mes droits sur ma créance. Voilà tout. Quant aux détails, vous les discuterez avec le P. Hippolyte, mais je crois plusieurs de vos affirmations inexactes par défaut de mémoire.

Le Pape à Rome est assailli de menaces. De plus, le P. V[incent] de P[aul] entend dire à des personnages bien placés que nous allons avoir trois républiques: Espagne, Italie, France(2). Qui l’aura voulu?

Adieu. Je vous embrasse.

1. La lettre de voeux est du 23 décembre. Le P. Picard lui-même y qualifie sa lettre précédente, qui est perdue, de « vilain fagot d’épines ». 2. De Rome, où il vient de rentrer, Vincent de Paul a écrit le 20 décembre: « Maguelonne m’a raconté ce propos qu’il tient d’un diplomate prussien: « Nous n’aurons pas la guerre, soyez-en certain. Nous aurons pis que cela. Avant peu on comptera trois républiques latines: l’Italie, l’Espagne et la France. Ce n’est pas un propos en l’air, vous verrez. » J’ai appris depuis que c’est là une prophétie de Maria Taïgi, mais un Prussien connaît-il Maria Taïgi? »