Mon cher ami,
Merci pour vous et le P. Pernet et pour toute votre communauté de votre sympathie et de vos prières. Je suis profondément affligé, mais très calme(1). Dieu sait ce qu’il fait. Il faut le bénir de tout.
Quant à Jean, il se pose si parfaitement que je le crois appelé à faire beaucoup de bien, celui que faisait sa mère. Je ne voudrais pas que sa soeur la Carmélite fût trop âpre dans le partage. Ma soeur, qui comptait arranger tout au mariage de Jean, n’a pas fait de testament. Enfin si Alix(2) veut tout ce qui lui revient, Jean ne fera pas ce qu’il pourrait faire dans d’autres conditions, mais je ne me gênerai pas pour la blâmer. Jean m’a déclaré, sans connaître ma pensée, qu’il me nommait son fondé de pouvoirs et s’en rapportait d’avance à ce que je ferai. Priez le Saint-Esprit, pour que cette affaire tourne à la plus grande gloire de Dieu. Je serai forcé d’aller à Paris fin-mai.
Adieu, cher ami. Mille fois vôtre. Quoique ma soeur fût une sainte à mes yeux,n’en continuez pas moins à prier pour elle.

