Ma chère fille,
Merci de votre bonne sympathie, j’y comptais. Je compte surtout sur vos prières. On a beau parler de la sainteté des mourants, il importe de prier pour eux. Vous prierez bien pour ma soeur, n’est-ce pas?
Voulez-vous dire à votre Mère générale que je suis bien embarrassé? On aurait besoin de moi au Vigan pour le 1er mai. Me veut-elle à Nice? Absolument, je pourrais me faire remplacer à la cathédrale pour une fois et être libre les 3, 4, 5 et 6 mai(1). Cela lui irait-il ou arrivera-t-elle lundi? Veut-elle me donner, lundi 26, rendez-vous à Tarascon? C’est ce qui m’irait le mieux. Un mot par le télégraphe, s’il vous plaît.
Adieu, ma fille. Tout vôtre en N.-S.

