DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 379

Obligez le P. Picard à se soigner – Le baccalauréat – Qu’en est-il du projet de fusion avec nos Oblates ? – Prières pour obtenir le dogme de l’Assomption – Projet d’une association pour le respect des décisions du concile.

Oui, bonne fête de l’Assomption et guérison complète du P. Picard. Vous avez bien raison de le faire se soigner(1), et je vous donne tout pouvoir ad hoc. Je vous ordonne même d’en user. S’il ne se porte pas bien, c’est à vous que je m’en prendrais. Moi, j’ai des maux de dents.

Mais il paraît que nous avons 10 bacheliers sur 9. Votre frère préfère 10 sur 10. Varin s’est présenté deux fois: aux lettres et aux sciences. Quatre mentions honorables. Pas si mal. Prions Dieu que cela continue. Donc Delapille viendra en recevoir(2). Tâchez donc de nous trouver des vocations.

Demandez à Pernet ce qu’il devient et ce que deviennent les projets d’union, de fusion d’une Association avec notre Congrégation des Oblates de l’Assomption(3). Je lui ai envoyé nos Constitutions, il ne me fait plus de propositions. Son projet n’était-il qu’une illusion? Et me ménage-t-il une déception? Ce serait une vraie dérision, dont je n’aurais pourtant pas grande émotion, étant accoutumé à toutes les sensations. Demandez-lui de m’écrire. Moi, je lui demande de me trouver une bonne infirmière.

Bonne fête de l’Assomption! J’ai une idée, je vous la livre. Ne pourrait-on pas disposer le Saint-Esprit, époux de la Sainte Vierge, à glorifier l’Assomption de son épouse, par des prières toutes spéciales? Et ne pourrait-on pas faire dans la chapelle de l’Assomption des prières, le chant des litanies par exemple, pour obtenir que le dogme de l’Assomption fût défini? Ne pourrait-on pas y ajouter les jalons d’une Association prenant l’engagement de suivre en tout l’esprit des décisions du futur concile? Ce serait un excellent moyen de réagir contre nos frères les catholiques libéraux. Soignez cette idée.

Le P. Hippolyte confesse, et depuis ce matin; il confesse aujourd’hui tout le jour; il confesse aujourd’hui pour demain. Addio.