Cher ami,
Voici 100 francs, que je vous prie de porter en mains propres chez Gueit, notre ancien élève. Ce pauvre Gueit meurt de faim(2). Il l’a bien voulu. Maintenant ai-je tort de lui tendre la main, c’est possible. Il meurt de faim, et j’espère que vous accomplirez cette bonne oeuvre avec une rapidité plus grande que vous n’en mettez dans votre correspondance. Si vous n’avez pas le temps, comme vous ne l’avez pas pour m’écrire, priez le P. V[incent] de Paul d’aller lui-même flairer la situation du pauvre garçon. S’il était en compagnie féminine, le P. V[incent] de P[aul] laisserait moins. Je vous avoue que j’ai un peu votre silence sur le coeur. Adieu.

