DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 431

Il me tarde de vous revoir – Le bon Dieu me fait pratiquer la patience.

DR08_431
4098
DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 431
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 416; D’A., T.D.30, n.320, p.143.

Rome, 15 juin [18]70.
15 jun 1870
Rome
*Madame la supérieure des Oblates de l’Assomption.*

Ma fille,

Je vous prie, si votre santé vous le permet, de rire au nez des gens qui vous diront que je m’amuse et que je suis à Rome pour mon plaisir. A dire vrai, vous êtes bien pour quelque chose et même pour beaucoup dans mon désir de m’en aller, mais que faire? Quand on ne fait pas comme on veut, on fait comme on peut. Pourtant il me tarde bien de vous revoir, chère petite malade. Le bon Dieu me fait pratiquer la patience et je vais m’y mettre de tout mon coeur. Allons, prenons notre courage à deux mains: vous, pour souffrir, moi, pour rester (ce qui n’est rien), et chacun acquerrons des mérites.

Adieu, ma fille. Je ne puis vous dire combien tous ces retards me font sentir ce que vous m’êtes.

Adieu et confiance en N.-S.

Pourtant la discussion a commencé sur le 4e et dernier chapitre.