Cher ami,
Je vous ai écrit plusieurs fois ces jours-ci. Je ne vois ici ni bien ni mal, je prêche tous les matins; il me semble que cela fait du bien. Merci des nouvelles que vous me donnez de Jean(1); veillez sur lui.
Ici nous sommes calmes. Nos aumôniers sont en retraite, l’un au Vigan, l’autre à Valbonne(2). La ville est calme. Aura-t-on les élections générales? C’est une calamité. Nous votons contre les élections, surtout contre la réunion de la Constituante à Paris(3). Je crois que nous allons rentrer(4).
Adieu, cher ami. Ici absolument rien de neuf, sinon pour moi de perpétuels dérangements.

