DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 213

Un mot pour Augustine – Prières pour une vocation.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 213
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 419; D’A., T.D.30, n.375, p.198.

Le Vigan, 17 nov[embre 18]71.
17 nov 1871
Le Vigan

Je trouve une occasion de vous écrire, mon Enfant, et, chose étonnante, j’en profite. Ah! mon Père, allez-vous dire que vous êtes peu mortifié! C’est vrai, mon Enfant, et je cède encore à une petite douceur, en mettant tout court le nom d’Augustine sur la lettre ci-jointe. C’est ainsi que je faisais, quand en écrivant à ma mère j’insérais un mot pour ma soeur.

Je ne vous parlerai pas de vous aujourd’hui, mais je vous prie de demander à nos filles des prières pour savoir si je dois pousser vers les Oblates une demoiselle qui me paraît bien, mais que quelqu’un m’a dit être peu aimable. Cela s’explique pour moi, et je crois plutôt que c’est une nature à découvrir. Je verrai ce que l’on peut en faire pendant mon séjour ici.

Adieu, chère petite Mère. Votre dernière lettre ne me dit pas un mot de votre santé. Croyez-vous que ce soit bien? Ou est-ce pour savoir si je m’en aperçois? Mais ce n’est pas votre genre, vous l’avez oublié, vous ne l’oublierez pas la prochaine fois. Je vous suis profondément attaché en Notre-Seigneur.