Avant tout, dites à Soeur Elisabeth que j’ai bien prié pour elle aujourd’hui(1). Ensuite j’étais sûr que vous étiez souffrante, quelque chose me le disait. Ah! quand ferai-je des miracles, comme ceux que je vois accomplir par tant de serviteurs de Dieu!
Quant à Félicie, je crois qu’elle n’a rien de mieux à faire que de se dépêcher. Saint Jérôme, saint Thomas n’approuvent pas les longs délais, et, dans cette occasion, je n’y vois aucune raison. Que son père ne lui donne rien, qu’importe? Eh! mon Dieu, on ne devait rien vous donner non plus à vous. Je pense donc qu’elle n’a rien de mieux à faire que de bien prier et puis de prendre un parti très rond. Si elle n’en a pas le courage, c’est qu’elle n’est pas faite pour nous. La Congrégation des Oblates traverse évidemment une crise, il faut redoubler de zèle et de ferveur car je suis convaincu que le moment vient où Dieu nous bénira très particulièrement.
Adieu, chère enfant. Il est 4 heures et j’ai encore deux instructions à faire. Ai-je besoin de vous dire que je prie bien pour vous?

