Cher ami,
Pour l’amour de Dieu, soignez-vous et ne vous tuez pas. Nous avons au Vigan sept prises d’habit(1). Je vais encourager le Bulletin et écrire à M. de Germiny(2). Monseigneur désire que quelqu’un (Bernard Bailly ou tout autre, mais intelligent) aille dans les librairies protestantes faire un recueil des discours prononcés ou des brochures écrites par les pasteurs pour le relèvement de la France; envoyez-le nous au plus tôt.
Je viens de vendre 62.000 francs l’Elze, la petite propriété qui est à l’extrémité de mes prairies, près de chez Annat(4). Je l’aurais cédée, il y a quatre ans, pour 45.000 francs. Le P. Hippolyte est désolé, comme il convient; moi je tiens à payer mes dettes. L’Elze est affermée 1.800 francs et coûte bien des réparations.
J’accepte la présidence que l’on voudra, mais veuillez répondre pour quand. Je préférerais l’enseignement supérieur(3).
Adieu, et mille fois vôtre.

