DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 375

Votre retraite – La supérieure des Oblates – Antonelli trahissait-il ?

DR09_375
4623
DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 375
Orig.ms. ACR, AD 1611; D’A., T.D.24, n.1123, p.163.

Nîmes, le 11 juin [18]72.
11 jun 1872
Nîmes

Ma chère fille,

Je vous prêcherai votre retraite, à deux fois par jour, mais je crains bien que le souvenir de mes Conférences de l’an dernier ne nuise au bien à produire, parce que sans le vouloir je me répéterai. A moins d’empêchement, je la commencerai le 1er sept[embre] pour la finir le 8, ou le 8 pour la finir le 15(1).

Merci de ce que vous me dites sur la supérieure des Oblates. Il y a du vrai, mais il faut remarquer que la condition de ses filles l’oblige à prendre un ton qui disparaîtra, quand elle en aura de plus capables(2). Si la comtesse de L.(3) ne va pas à Genève, comment vous en débarrasserez-vous? Le Dupanloup prend toute influence sur Thiers. On publie à Rome une correspondance de Napoléon avec Antonelli, d’où il résulterait que celui-ci trahissait le Pape.

J’ai prêché hier soir à la cathédrale, je suis un peu fatigué. Mille fois vôtre.

1. Cette retraite eut lieu avant le congrès de l’enseignement chrétien, qui se tint à Paris du 1er au 7 septembre. La prédication du P. d’Alzon commença le 18 août au soir et se termina le 25 au matin. 2. Le reproche entendu par Mère Marie-Eugénie et rapporté au P. d’Alzon était « qu’elle prenait les choses trop au point de vue personnel ». 3. Madame de Lawoestine (v. *Lettre* 3715, n.3). Le 22 juin Mère Marie-Eugénie fera savoir au P. d’Alzon qu’elle était partie, emportant ses meubles. « Deo gratias! »