Cher ami,
Nos Oblates sont parties, elles arriveront vendredi 14 à Constantinople. Je crois que vous serez content d’elles. M. Payan d’Augery leur a remis 440 francs pour vous, c’est le produit de Nîmes. Nous aurons autre chose, mais souvenez-vous que je ne me charge plus de rien vous envoyer. Nous allons à la révolution, nous subissons la volonté de M. Thiers qui n’a aucun principe. Vous ai-je écrit que je vends tout ce que je puis, pour payer nos dettes? Peu à peu nous arriverons à un état pas trop intolérable, car nous venons de passer une année terrible avec les arriérés des années de guerre. Enfin, à la garde de Dieu! J’avais mis 1.000 francs à votre disposition. Le P. Emmanuel ne vous les a-t-il pas envoyés? Arrangez- vous avec lui, car on les lui a donnés très positivement et nous en aurons d’autres, s’il le faut.
Adieu, cher, et tout vôtre.

